Vincent Dabilgou, ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière. (DR)

SOTRACO à Bobo : Les lignes de bus officiellement lancées

• Bientôt la réalisation des abribus

• Le bus offre plusieurs avantages

• Une réduction du coût de transport

Le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent Dabilgou, a procédé au lancement officiel de 13 lignes de bus le 20 décembre 2018 à Bobo-Dioulasso. Ce réseau de la SOTRACO contribue à la promotion de la mobilité urbaine à travers une réduction significative sur le coût des transports tout en sauvegardant l’environnement.
Depuis le 29 juin 2018, les bus de la SOTRACO sillonnent les artères de la capitale économique du Burkina Faso. Le réseau de Bobo-Dioulasso dispose de 10 lignes ordinaires qui font la navette entre les terminus périphériques et le terminus central situé à la place Tieffo Amoro. Il dispose également de trois autres lignes exclusivement réservées au transport des élèves et étudiants.
Avant de donner le clap de départ, le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent Dabilgou, a indiqué que « le transport en commun urbain est un vecteur de développement qui permet de réduire considérablement la pollution et les risques d’accident de la circulation ». Il a aussi rappelé que la promotion de cette « œuvre sociale » ne pourrait être efficace sans l’engagement des collectivités locales.

Pascal Tenkodogo, Directeur général de la SOTRACO. (DR)

La mobilité des Burkinabè est estimée à 3, 5 déplacements par jour et par personne. Ce qui explique leur préférence pour les engins à deux roues. Cependant, le choix de ces derniers, selon le ministre, ne répond pas aux exigences de développement actuel : « C’est vrai que nous aimons notre liberté de circuler avec les engins à deux roues, mais nous devons comprendre que le monde a changé. Nous devons adhérer au transport en commun qui est plutôt durable et économique. Il contribue également à améliorer la sécurité routière et la protection de l’environnement ».
« Le prix du ticket à la course est estimé à 500 francs CFA. Mais il est offert à 150 francs CFA, grâce à l’accompagnement de l’Etat burkinabè », a expliqué le Directeur général de la SOTRACO, Pascal Tenkodogo, avant d’affirmer que l’exploitation mensuelle d’un engin à deux roues sur une distance de 10 kilomètres coûte environ 23 000 francs CFA, contre un coût d’abonnement de 6 000 francs pour le bus. Soit une économie de 17.000 francs. Cette réduction est estimée à hauteur de 79 000 francs CFA pour les engins à quatre roues.
Le premier adjoint au maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Martin Coulibaly, a dit la reconnaissance de la population à l’endroit de la SOTRACO : « L’arrivée des bus va contribuer au développement harmonieux de la ville », s’est-il réjoui.

Aminata Jossira SANOU


Les abribus pour bientôt

Le Directeur général a levé un coin de voile sur la situation de son réseau à Bobo-Dioulasso : « A ce jour, nous enregistrons 2500 passagers et 5000 abonnés. Notre ambition est d’œuvrer à ce que le bus soit le premier moyen de transport ». Pour ce faire, il entend œuvrer au renforcement du réseau par la réduction du temps d’arrêt à 15 minutes et la réalisation d’abribus.

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Numéro d'édition: 279

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