Ultimatums

Le premier point de presse du gouvernement a eu lieu le 31 mars dernier.  Il était spécial, vu son objet : la réaction du gouvernement  suite aux injonctions de la CEDEAO qui demandait la libération sans délais de l’ex-Président Roch M. C. Kaboré, et surtout le raccourcissement de la durée de la Transition adoptée pour  3 ans. Sur la forme, rien à dire. Mais par contre, dans le fond, les réponses n’étaient pas précises, laissant ainsi transparaitre un manque de lisibilité dans la stratégie du gouvernement face à la CEDEAO. Cette tribune devait permettre au gouvernement de préparer l’opinion à toutes les éventualités.  Sur la détention de l’ancien président, ultimatum ou pas, les arguments du gouvernement laissent perplexe, comme si la sécurité de l’ex-président   allait être plus renforcée que lorsqu’il était aux affaires.

Sur la durée de la Transition. Nous l’avons déjà écrit, le Burkina s’est mis la pression tout seul. Nos stratèges n’ont pas tiré leçon de ce qui est arrivé au voisin Malien. Avait-on besoin de rallonger la durée sachant que la CEDEAO s’y opposerait ? Le gouvernement semble attendre une proposition de la CEDEAO pour réagir. Les Assises nationales auraient dû faire l’économie de ce bras de fer dans lequel le pays a plus à perdre.o

Par Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 433

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