Contraceptifs: Injectables et préservatifs, les plus utilisés

• 72% des femmes choisissent elles-mêmes leurs méthodes à Ouaga

• A Koudougou, 38% de femmes utilisent celles choisies par le partenaire ou le prestataire

• Selon les résultats d’enquête de PMA-Agile, piloté par l’ISSP

C’est la substance des travaux de restitution des résultats d’enquête du 3e trimestre du projet de recherche PMA-Agile, piloté par l’ISSP, dont les données ont été collectées du 5 février au 1er avril 2019. Les résultats ont été présentés aux acteurs concernés. C’était le 27 juin 2019 au siège de l’institut. Les conclusions de cette recherche ont donné un aperçu des progrès réalisés en matière d’offres de service dans le domaine de la planification familiale dans les villes de Ouagadougou et de Koudougou, où est implémenté le projet. Deux résultats majeurs attirent l’attention: dans les deux villes, les méthodes contraceptives sont disponibles dans les centres de santé publics comme privés, durant la période de l’enquête; second résultat, les femmes qui en utilisent choisissent librement les types de méthodes dont elles ont besoin. L’Economiste du Faso a épluché les 4 documents présentés à l’issue de la collecte des données. En voici les résultats clés.

Injectables et préservatifs, les plus utilisés
Koudougou, 3e capital du Burkina Faso, dans la région du Centre-Ouest. Pour les besoins de l’enquête, 525 clients, dont 86% de femmes ont été interviewés. Les injectables (44%) et les implants (40%) étaient les méthodes de contraception les plus couramment utilisées parmi les clients interviewés dans les structures de santé publiques.
Dans les structures de santé privées, ce sont plutôt le préservatif masculin (46%) et l’implant (20%) que les clients interviewés favorisaient.
Les documents révèlent d’autres habitudes, dans les structures de santé privées, les clients de sexe féminin interviewés choisissaient, la plupart du temps, leur méthode de contraception avec leur partenaire (67%). Elles ne sont que 38% à affirmer le faire dans les structures publiques. Conséquence, ce sont ces dernières, enquêtées dans les structures publiques, qui avaient plus de chance que celles des structures privées de prendre cette décision avec leur prestataire de santé. Autre résultat à noter, lors de l’enquête, aucun client de sexe masculin n’a déclaré avoir payé pour des services, que se soit dans les structures de santé publiques ou privées.
Parmi les clientes interviewées à Koudougou, 71,9% ont consenti et répondu à une interview de suivi quatre mois plus tard. Lors de l’interview de suivi, 28,2% des clientes utilisaient toujours la méthode rapportée lors de l’interview de base, tandis que 5,9% avaient changé de méthode, et 13,9% l’avaient arrêtée; 16,4% avaient commencé à utiliser une méthode de contraception et 35,6% n’en utilisaient toujours aucune lors de l’interview de suivi.

NK


L’échantillon des sites de prestation de santé (SPS) de Koudougou consiste en un recensement de 41 structures de santé publiques et 16 structures de santé privées lors du trimestre 1. Le personnel formé en planification familiale tend à être des sages-femmes et des agents de santé communautaire dans les structures publiques ; ce sont, le plus souvent, des médecins, sages-femmes et infirmiers/ères dans les structures privées.
Les structures sanitaires publiques fournissent la majorité de la protection contraceptive, bien qu’elle soit limitée à trois méthodes principales (implants, injectables et DIU). Les SPS privés offrent une protection à travers une plus grande gamme de méthodes, qui comprend le préservatif, la pilule et la contraception d’urgence.
Lors de l’enquête de base, 28 clients par mois en moyenne ont reçu des injectables dans les structures de santé publiques, suivis de 22 clients pour le préservatif et 9 pour l’implant. Ces chiffres ont baissé au troisième trimestre pour l’injectable et le préservatif, et sont demeurés virtuellement inchangés pour l’implant.
Les SPS privés vendent en moyenne 87 à 346 boîtes de pilule pour un cycle par mois, suivies de 63 à 126 préservatifs masculins et 46 à 52 kits de contraception d’urgence. Parmi les SPS publics, les injectables étaient en stock sur l’ensemble des trois trimestres, sauf dans les centres de santé au troisième trimestre, où des ruptures de stocks de 4% ont été enregistrées.

NK

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Numéro d'édition: 307

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