Adil Lahbichi a souligné que les entrepreneurs burkinabè ont tous les chances de faire partie des finalistes. (Ph. CK)

African Entrepreneurship Award 2017 : 500 millions de F CFA pour les gagnants

• Date limite: 28 avril 2017

• Les Burkinabè attendus

• La Maison de l’Entreprise prête à soutenir

 

Au groupe Banque marocaine de commerce extérieur (BMCE)/Banque Of Africa (BOA), on est convaincu que l’entrepreneuriat est l’une des solutions à la problématique de l’emploi à laquelle est confrontée la plupart des pays africains.
Pour tenter d’apporter sa «magie» à lui, le groupe BMCE/BOA a initié depuis 2015 le prix African Entrepreneurship Award (AEA) pour promouvoir l’entrepreneuriat africain. Ce prix doté d’un montant de 1 million de dollars, soit 500 millions de F CFA, est destiné à tout entrepreneur africain résident ou non résident du continent.
L’âge minimum pour prendre part à ce concours est de 18 ans. Pour espérer empocher cette somme, le participant doit présenter un projet original, innovant et surtout porteur pour l’Afrique.
Les différents projets doivent porter sur l’éducation, l’environnement et les projets inexplorés jusque-là (santé, agroalimentaire, l’industrie, l’artisanat…). En plus, le projet sélectionné bénéficie d’un accompagnement annuel de l’équipe AEA: «A la première édition, 10 gagnants ont partagé les 500 millions de FCFA et, à la deuxième édition, ils étaient 11 gagnants», a confié le responsable d’accompagnement des entrepreneurs, Adil Lahbichi. Malgré cette somme «alléchante» pour les gagnants, Adil Lahbichi et la directrice du digital BMCE, par ailleurs membres du comité exécutif de l’AEA, Laila Ahlafi, disent relever une faible participation des entrepreneurs burkinabè.

Une photo de famille pour la postérité, avec respectivement (3e et 4e à partir de la droite) Laila Ahlafi, directrice digital de BMCE, et le DG de la Maison de l’Entreprise, Issaka Kargougou (Ph. CK)

A un mois de la date de clôture des inscriptions, seuls 20 entrepreneurs burkinabè se sont inscrits pour la troisième édition, contrairement au Gabon qui totalise à ce stade 150 candidatures.
C’est pour changer la donne que l’équipe exécutive de l’AEA a rencontré dans la matinée du 18 mars 2017, à Ouagadougou, la direction générale de la Maison de l’Entreprise. «Nous sommes venus au Burkina Faso pour inciter les entrepreneurs à participer massivement à la troisième édition du concours de l’AEA», fait savoir Adil Lahbichi. Cette démarche vers son partenaire qu’est la Maison de l’Entreprise a été bien appréciée par son directeur général, Issaka Kargougou.
Il a souligné que la Maison de l’Entreprise s’engage à vulgariser l’information auprès des entrepreneurs pour susciter une inscription massive à travers leur base de données qui est actuellement de 50.000 entrepreneurs.
Pour multiplier les chances des participants, le DG entend mettre aussi à la disposition de l’équipe de l’AEA la base de données des mentors qui seront chargés de coacher les entrepreneurs à cette compétition pendant les différentes étapes. Un vœu très cher aux initiateurs du prix AEA qui souhaitent avoir des compétiteurs bien aguerris aux notions entrepreneuriales. Selon lui, cette initiative du groupe BMCE/BOA va permettre de motiver davantage les jeunes à aller vers l’entrepreneuriat, qui reste la solution à la problématique du chômage au Burkina Faso. Toutes ces promesses ont amené Adil Lahbichi à se dire confiant que les porteurs de projets burkinabè seront nombreux à la troisième édition du prix AEA. Mieux, il laisse entendre que les Burkinabè seront mieux classés à l’édition 2017. «Avec les projets que j’ai vus, je suis sûr et certain que cette année, il y aura un finaliste, sinon même un vainqueur burkinabè.», indique-t-il.
En attendant, Laila Ahlafi rassure que tous ceux qui seront intéressés par le concours ont jusqu’au 28 avril 2017 pour s’inscrire sur le site web: www. african-award.com. «Nous invitons tous les entrepreneurs à venir aimer notre page Facebook, Twetter, Linked. Ils y découvriront tout le contenu de notre projet», a-t-elle souligné. A cette rencontre, il y avait les promoteurs de La Fabrique, de Laafi Bag et du Beoogo Lab, partenaires locaux du groupe BMCE/BOA.

Rachel DABIRE


Adil Lahbichi, membre de l’équipe AEA «Nos objectifs ont été atteints au Burkina Faso»

Le groupe BMCE, initiateur du prix AEA, a pour filiale au Burkina Faso la BOA dont les représentants étaient à la rencontre. S’adressant à la BOA, Issaka Kargougou a souhaité qu’elle puisse imiter la maison-mère dans de tels projets dont les participants, dit-il, seront à long terme ses clients. Pour la première édition, l’équipe exécutive a enregistré 5.140 dossiers d’entrepreneurs, avec 2.906 propositions d’affaires soumises. A la deuxième édition, ce sont 8.773 entrepreneurs qui ont été enregistrés, avec 3.852 propositions d’affaires soumises. A ce jour, plus de 5.000 dossiers ont été enregistrés, avec 100 dossiers/jour. Selon l’équipe AEA, l’année dernière, il y a eu parmi les gagnants, un entrepreneur de 65 ans. Toujours d’après la délégation marocaine, le Burkina Faso regorge d’un potentiel financier important et d’une parfaite organisation de l’entrepreneuriat. «Nous avons largement atteint nos objectifs, car nous avons rencontré des incubateurs, des écoles, le ministère, l’université, la Maison de l’Entreprise, l’ensemble de ces acteurs est essentiel au développement des entreprises», a martelé Adil Lahbichi.


Issaka Kargougou, DG de la Maison de l’Entreprise «Le secteur privé reste l’une des solutions pour l’emploi»

«L’entrepreneuriat, c’est la solution au développement. Nous avons beaucoup de jeunes qui aspirent à des emplois décents. Nous savons tous que les autorités politiques, quelle que soit leur volonté, ne peuvent pas trouver une place pour chacun dans la Fonction publique. Le seul recours, c’est le secteur privé. Donc, nous encourageons toute initiative entrepreneuriale. La Maison de l’Entreprise s’engage à les appuyer, à les soutenir et à les orienter vers les partenaires. Nous avons encore lancé cette année le plan d’affaires qui court jusqu’en avril 2017. Tous ceux qui sont intéressés peuvent venir s’inscrire pour les ateliers de maturation. Avec nos partenaires financiers, c’est une somme de 200 millions de FCFA qui a été débloquée pour récompenser le meilleur projet innovant».

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Numéro d'édition: 199

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