Editorial

Passage de témoin

Fin de mission pour Paul Kaba Thiéba, Premier ministre de l’ère Roch Kaboré. Il a passé officiellement la main à son successeur, Christophe Dabiré, le 24 janvier dernier. C’est le clap de fin de ce fonctionnaire discret de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) rappelé pour servir son pays.
Sa mission: aider le président du Faso à mettre en œuvre le PNDES qui devrait ouvrir de nouveaux horizons au pays après l’intermède de l’insurrection qui a mis fin aux 27 ans de pouvoir du Président Compaoré. Trois années après, le banquier retourne à ses chères études, laissant derrière lui un bilan mitigé. Toutes les attentes du peuple n’ont pu être comblées. Hélas! L’équation sécuritaire reste l’une des principales préoccupations des populations, l’école burkinabè prise entre l’étau de l’insécurité au Nord et à l’Est, et les revendications de la Coordination nationale des syndicats d’enseignants, les affaires n’ont pas encore repris au point de détendre l’atmosphère sociale. Pire, elle est polluée en permanence par des grèves des régies de recettes qui impactent négativement les performances des finances publiques. D’ailleurs, n’est-ce pas le but recherché pour faire plier le gouvernement sur les revendications syndicales?
Des entreprises, n’arrivant pas à joindre les deux bouts, à défaut de jeter l’éponge, jouent les prolongations. Voici le tableau noir dont Christophe Dabiré hérite des trois années de Paul Kaba Thiéba. Tiré de sa retraite pour redonner un second souffle au mandat du Président Kaboré, Christophe Dabiré a moins de deux ans pour inverser la tendance et sauver le mandat du Président Kaboré.

Par Abdoulaye TAO

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