Le prix du sang

10 septembre 2018, nous sommes au rendez-vous de la reprise, après un mois de repos. Ce ne fut pas le cas pour tout le monde, notamment pour nos Forces de défense et de sécurité (FDS), comme nous l’annoncions dans notre édition du 30 juillet dernier. Votre journal, par ces temps de vacances, avait alors eu une pensée pour ces Forces de défense et de sécurité (FDS) qui sont sur la brèche afin que l’intégrité du territoire soit sauve et que les populations puissent vaquer à leurs occupations dans la quiétude. Nous marquions alors notre profond respect pour ces hommes et femmes dont le métier est de nous garantir des jours tranquilles.
Entre la fin juillet et ce début de mois de septembre, nombre d’entre eux sont tombés sur le champ d’honneur. Sacrifice ultime pour ces patriotes qui, dans le silence des rangs, affrontent un ennemi insaisissable, avec les moyens que le gouvernement a pu leur fournir. Progressivement, les FDS ; via les postes de police, de gendarmerie et des eaux et forêts ; sont devenues la cible des terroristes. Des cibles figées, exposées, mal équipées pour faire face à ce type d’attaques. Changement de cibles, certes, mais l’objectif ultime reste le même.
Cela interpelle non seulement la capacité de notre armée à s’adapter à la menace, mais aussi à se protéger d’abord, avant de servir de bouclier à la Nation toute entière. Cette situation interpelle également les politiques et le Burkinabè lambda. Pleurons nos Héros dans la dignité, et donnons-nous les moyens humains et matériels de défendre l’intégrité du pays et la cohésion, malgré nos différences.
C’est une période difficile pour le peuple et les familles des victimes, mais n’est-ce pas dans l’adversité que les peuples se forgent un caractère? Et le prix du sang en fait partie. Il ne dépend que de nous de trouver la bonne parade. Trêve donc de conjectures.
On le sait, le but de ce harcèlement par les forces du mal est de créer le malaise au sein de la troupe pour propager la chienlit : déstabiliser le pays. Mais comme dirait l’autre, on les voit venir. Alors?

Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 264

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