Le projet d’interconnexion aura l’avantage également d’éliminer la double procédure de transit sur les corridors internationaux, qui provoque l’arrêt prolongé des camions à la frontière et qui est considérée comme un grand obstacle à la libre circulation des biens dans la région. (DR)

Douanes  : Interconnexion entre le Burkina et le Togo

• Fluidifier les contrôles grâce aux TIC

• Réduire drastiquement les délais de traitement

 

Interconnecter le réseau douanier du Burkina et du Togo sur le corridor des deux pays. Tel est l’objectif du «projet d’interconnexion des systèmes informatiques douaniers du Togo et du Burkina». A terme, les délais traitement des dossiers de transit seront réduits drastiquement, et cela rendra le corridor plus fluide au bénéfice des échanges commerciaux entre les deux Etats. Le projet qui est une initiative de la commission de l’Uemoa est financé par la coopération japonaise (JICA) pour un montant de 1,09 milliard de FCFA, avec l’appui technique de la CNUCED. Les administrations douanières des deux pays devraient bénéficier d’équipements techniques et informatiques, ainsi que de formations spécifiques. En plus des administrations douanières, le projet cible tous les acteurs et usagers des services des douanes sur le corridor: les transporteurs, les importateurs/exportateurs, les commissionnaires en douanes agréés, la police et la gendarmerie, la Chambre de commerce, les chargeurs, les élus locaux, les autorités administratives.
Le volet interconnexion est piloté par la CNUCED. Les deux douanes utilisent le même système, le Sydonia, développé justement par la CNUCED. «La faisabilité de l’interconnexion est assurée par l’existence d’un module à l’intérieur du système Sydonia pour la gestion du transit routier inter-Etats. L’interconnexion aux bouts du trafic (bureau de départ et bureau de destination) et la transmission des données relatives aux transits au niveau des bureaux de passage permettront de rendre systématique l’apurement des déclarations de transit et de réduire de ce fait les trafics frauduleux sur les territoires traversés. L’information au préalable donnée aux bureaux de passage permettra également de réguler les contrôles des marchandises en transit » (cf. document projet).
39 % des marchandises importées au Burkina Faso passent par ce corridor qui fait figure de modèle au niveau de la commission de l’Uemoa avec le poste juxtaposé de Cinkansé. La construction des postes juxtaposés entrait dans le cadre de lutte contre les barrières tarifaires et non-tarifaires, de la lutte contre les tracasseries routières dont sont victimes les usagers des corridors qui perdaient du temps et de l’argent.
Le projet d’interconnexion aura l’avantage également d’éliminer la double procédure de transit sur les corridors internationaux, qui provoque l’arrêt prolongé des camions à la frontière et qui est considérée comme un grand obstacle à la libre circulation des biens dans la région. C’est une des raisons qui ont engagé les Etats à envisager la possibilité d’interconnecter leurs systèmes informatiques  douaniers. Le Burkina et le Togo font donc office de cobayes. Ce projet est mis en œuvre par l’Uemoa qui, dans le cadre de ses politiques de promotion d’un marché commun aux 8 Etats membres, vise la mise en place d’un tarif extérieur commun avec un programme de facilitation des échanges qui a vu la construction de plusieurs postes de contrôles juxtaposés sur le territoire communautaire. Ces postes juxtaposés devaient permettre à terme d’accélérer les formalités de transit et de réduire les contrôles sur les corridors. Prévu pour une durée de douze mois, le projet devrait se dérouler d’avril 2016 à mars 2017. Compte tenu du retard accusé dans son démarrage, cette durée a été prorogée jusqu’au 31 mai 2018 pour permettre sa bonne exécution.

JB


Objectifs du projet

Le projet vise à :
• équiper et assurer l’interconnexion des serveurs des administrations douanières à Lomé et Ouagadougou
• réduire le temps de passage aux PCJ de Cinkansé, actuellement de 2-3 jours, à 1-2 heures.
Il permet donc d’assurer un contrôle rapide et de contribuer à la fluidification du trafic entre le Togo et le Burkina.

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Numéro d'édition: 225

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