La croissance du Produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique devrait se situer à 3 % en 2017, contre 2,2 % en 2016 et 3,5 % en 2015, précise le document qui indique que ce taux devrait croître à 3,7 % en 2018. (DR)

Croissance en Afrique : La BAD optimiste pour 2018

• Hausse du PIB de 3% en 2017

• Une prévision de 3,7% en 2018

• L’Afrique de l’est est la région la plus dynamique

 

«Les perspectives économiques de l’Afrique se sont améliorées en 2017 par rapport à 2016. Mieux, celles-ci devraient encore s’améliorer en 2018», a indiqué la Banque africaine de développement (BAD) dans une révision de ses perspectives de croissance, publiée le 12 octobre 2017 à Abidjan.
La croissance du Produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique devrait se situer à 3 % en 2017, contre 2,2 % en 2016 et 3,5 % en 2015, précise le document qui indique que ce taux devrait croître à 3,7 % en 2018.
«Les ajustements apportés aux prévisions antérieures font suite à la publication de nouvelles données par certains pays clés – le Nigeria, l’Algérie et l’Égypte –, qui représentent près de 50 % du PIB du continent et qui ont revu à la baisse leurs prévisions pour 2017 et 2018», a déclaré Abebe Shimeles, directeur par intérim chargé des Politiques macroéconomiques, de la prospective et de la recherche à la BAD.
Toutefois, la performance globale du continent se révèle favorable quand on la compare à la croissance économique mondiale dont les projections se situent à 3,5 % pour 2017 et à 3,6 % pour 2018.
Selon le rapport de la BAD, la reprise de l’Afrique est due à trois facteurs. Il s’agit du redressement de l’économie mondiale et de la fin du tassement des prix des produits de base intervenu depuis 2014, de la demande intérieure soutenue et des investissements publics réguliers dans les infrastructures, et enfin des déficits budgétaire et des comptes courants qui devraient se résorber grâce à un regain de vitalité des exportations et à une hausse des recettes publiques.

L’Afrique de l’Est est plus dynamique
En ce qui concerne les régions, l’Afrique de l’Est est celle qui connaît la croissance la plus dynamique. Elle est estimée à 5,1 % pour 2016, et devrait atteindre 5,4 % en 2017 et 5,8 % en 2018. Une forte demande intérieure et des dépenses publiques élevées dans les infrastructures sont les principaux facteurs de cette croissance en Afrique de l’Est.
L’Afrique du Nord a enregistré le deuxième plus fort taux de croissance, de l’ordre de 3,1 % en 2016, grâce à la reprise économique en Égypte (4,3 % de croissance) et en Algérie (3,3 %). La croissance de la région de l’Afrique du Nord devrait atteindre 3,1 % en 2017 et 3,6 % en 2018 selon les prévisions, grâce notamment à l’amorce d’une reprise de la croissance économique au Maroc, qui devrait ainsi enregistrer un taux de 4,5 % en 2017 et de 3,9 % en 2018. Toutefois, la Banque met en garde contre les incertitudes politiques persistantes et la réduction de la production pétrolière en Libye, qui continuent de peser sur la croissance dans la région. La Libye pourrait même enregistrer une croissance aux valeurs négatives, avec 4,9 % en 2017 et 3,9 % en 2018.
La croissance de l’Afrique australe est, quant à elle, restée mitigée à 0,9 % en 2016, contre 1,6 % en 2015. Toutefois, une amélioration escomptée de la performance de l’Afrique du Sud, avec un taux de croissance de 0,3 % en 2016, de 1,2 % en 2017 et 1,3 % en 2018, devrait relancer la croissance globale de cette région. Celle-ci devrait atteindre 2 % en 2017 et 2,3 % en 2018; une amélioration portée par une production minière accrue qui fait suite à une légère hausse des prix des produits de base.
De même, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale où la production de pétrole tient un rôle central dans l’économie, la croissance a fortement baissé, passant de 0,5 % en 2015 à 0,4 % en 2016.
Dans ces régions, la récession économique au Nigeria a complètement masqué les très bonnes performances enregistrées en Sierra Leone, au Togo, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, ces deux derniers pays affichant les économies à plus forte croissance de la région.
L’économie du Nigeria, qui représente 72,4 % du PIB global de la région d’Afrique de l’Ouest, s’est contractée de 1,5 % en 2016, alors que l’expansion moyenne des économies des quatre autres pays, qui ensemble représentent 10 % environ du PIB régional, s’est élevée à 6 %.
L’Afrique de l’Ouest devrait connaître une amélioration de sa croissance avec un taux de 2,5 % en 2017 et de 4 % 2018, en raison principalement d’un redressement de la production pétrolière au Nigeria et de la hausse des prix des produits de base.
L’Afrique centrale, quant à elle, a vu sa croissance freinée par les faibles performances de la Guinée equatoriale et du Tchad, dont les économies se sont contractées respectivement de 7,3 % et de 6,4 %, outre la République du Congo qui a connu elle aussi une contraction de 2,4 %. Les données actualisées de la Banque indiquent que la République centrafricaine devrait toutefois enregistrer une croissance en hausse en 2017 et 2018, avec un taux de 1,6 % et 3,1 % respectivement.

NK


8,4 % de taux de croissance attendus pour le Burkina

Après la période de troubles sociopolitiques, une reprise vigoureuse de l’activité économique est attendue en 2017 avec un taux de croissance de 8,4 %, favorisée par le dynamisme de l’industrie extractive et l’investissement public.
Pour consolider la reprise, le Burkina doit relever deux défis : améliorer l’efficacité du taux d’absorption des dépenses d’investissement, et endiguer la menace djihadiste.
Les réformes économiques engagées dans la politique sectorielle de l’industrie, du commerce et de l’artisanat 2011-2020 ont permis l’émergence de l’entrepreneuriat ; toutefois, la création d’entreprises du secteur industriel s’est faite dans l’industrie extractive, peu dans l’agroalimentaire.
Après le ralentissement du rythme de croissance du PIB réel à 4 % en 2015, notamment en raison d’une pluviosité peu satisfaisante lors de la campagne agricole et des troubles sociopolitiques, les perspectives économiques du Burkina Faso sont favorables en 2017. Le taux de croissance projeté devrait atteindre 8,4 %, contre 5,4 % en 2016. Il devrait être soutenu par deux facteurs: la vitalité du secteur minier, avec l’entrée en production de deux nouvelles mines industrielles, et la mise en œuvre d’un ambitieux programme d’investissements publics dans les domaines de l’énergie, des aménagements hydro-agricoles, des infrastructures routières et des télécommunications, porté par le Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-2020 adopté en juillet 2016. Par ailleurs, le maintien à des niveaux favorables des cours des principaux produits d’exportation du Burkina Faso, l’or et le coton, renforce les perspectives d’une reprise vigoureuse de la croissance économique.
Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2017

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Numéro d'édition: 225

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