Impact Covid-19 sur les ménages Augmentation des prix, principale conséquence

• 3 ménages sur 5 ont vu leurs revenus baissés

• Une proportion plus élevée à Ouagadougou

• Conséquence, l’insécurité alimentaire a augmenté

Après l’édition d’avril 2021, l’Institut national des statistiques et de la démographie rebelote. Le 31 août dernier, la maison des statistiques de Boureima Ouédraogo refait le point du suivi des impacts de la Covid-19 au niveau des ménages. Cette note présente les résultats du neuvième passage d’une enquête téléphonique (HFPS) représentative au niveau national. Le BFA Covid-19 HFPS -Round 9 a été administré entre le 20 avril et le 02 mai 2021. En ligne de mire, l’augmentation des prix, l’un des principaux facteurs affectant l’accès aux aliments de base. 

Au cours du cycle 9, l’INSD renseigne qu’environ 3 % du total des ménages renseignés ont déclaré ne pas pouvoir accéder à au moins un des trois aliments de base. En tenant compte des habitudes de consommation, les aliments de base considérés pour cette étude sont : pour Ouagadougou : riz importé / maïs en grain / maïs moulu ; pour les autres zones urbaines : maïs grain / riz importé / riz local ; pour les zones rurales : maïs grain / sorgho / mil.

Les contraintes d’accès à ces produits sont beaucoup plus importantes en milieu urbain, et en particulier, en dehors de Ouagadougou. Les ménages ruraux pouvant compter sur leur propre production agricole. Les raisons de l’impossibilité d’accéder aux produits alimentaires de base semblent être liées aux contraintes budgétaires des ménages, et non aux contraintes ou restrictions de l’offre dues à la pandémie. En effet, la plupart des ménages qui ont déclaré avoir des problèmes d’accès aux produits alimentaires de base ont identifié l’augmentation des prix (principalement dans les zones urbaines) ou le manque de ressources (dans les zones rurales) comme les principales raisons pour lesquelles ils n’ont pas accès à ces produits).

3 ménages sur 5 ont vu leurs revenus baissés

Une question a été posée, dans le module axé emploi et revenus. Il s’agit de savoir quel changement il y a eu dans le montant des revenus totaux du ménage depuis le début de la pandémie de Covid-19. I

l ressort de l’analyse de cette question que pour la plupart des ménages, la Covid-19 a eu un impact très négatif sur leurs revenus. En effet, trois ménages sur cinq (61,9%) déclarent que leurs revenus ont baissé). La proportion des ménages qui déclarent une baisse de leurs revenus relativement plus élevés se retrouve à Ouagadougou et parmi les non pauvres.

L’insécurité alimentaire plus prononcée

Durant les passages 2, 4, 6 et 9, un module du questionnaire a permis de collecter les réponses à un certain nombre de questions sur la sécurité alimentaire. Plus précisément, les questions posées permettent de construire une échelle de mesure de l’insécurité alimentaire vécue. Au début de la pandémie, une proportion très élevée de ménages, soit un peu plus de la moitié (53%), était en situation d’insécurité alimentaire sévère ou modérée. Entre le 2e et le 6e passage (c’est-à-dire entre les mois de juillet 2020 et février 2021), on a enregistré une amélioration de la situation alimentaire et en février 2021, seul 26,3% des ménages étaient en situation d’insécurité alimentaire sévère ou modérée. Malheureusement, il y a un retournement de situation et l’insécurité alimentaire a augmenté entre le 6e et le 9e passage pour atteindre 31,8% en mai 2021, lors du 9e passage.

L’insécurité alimentaire est relativement plus prononcée  parmi les pauvres et ceux qui vivent en milieu rural. La proportion de ménages en situation d’insécurité alimentaire sévère ou modérée est de 39,3% chez les pauvres, soit 9,8 % de plus que les non pauvres.o

NK

 

Encadré

Contexte de l’étude

Cette note présente les résultats du neuvième passage d’une enquête téléphonique (HFPS) représentative au niveau national. Le BFA Covid-19 HFPS – Round 9 a été administré entre le 20 avril et le 02 mai 2021.

En plus des 1.967 ménages interviewés avec succès lors de la huitième vague, afin de maintenir la taille de l’échantillon, 21 autres ménages qui n’avaient pas été interviewés avec succès lors des tours précédents mais qui n’avaient pas refusé de participer à l’enquête ont été appelés lors de cette neuvième vague. 8 ménages ont été exclus de l’échantillon de la neuvième vague, car ils ont refusé de participer lors de la septième vague.

1976 ménages (98,90 % des 1999 tentatives) ont été contactés et 1971 (98.60 %) ont été interrogés avec succès. Les modules suivants ont été administrés lors du 9e passage : Accès aux services de base ; Emploi et revenus; Sécurité alimentaire.o

Commentaires
Numéro d'édition: 404

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.