Le nouveau rapport du PNUD montre la sur-dépendance des économies africaines aux matières premières, en particulier aux ressources minières et au pétrole. (DR)

Fluctuations des prix des matières premières : Eviter les conséquences sur le développement

• L’exemple de gestion en  Afrique subsaharienne

• Les recommandations du PNUD

Face aux fluctuations des prix des matières premières, l’Afrique doit mettre en place des mécanismes pour atténuer leurs effets de ses économies. Selon un nouveau rapport publié par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), «des produits comme le pétrole et l’or ne doivent pas être associés à une malédiction».

Lancé lors de la 10e Conférence économique africaine à Kinshasa (du 2 au 4 novembre 2015), le rapport intitulé «Gestion de l’alternance des hausses et des baisses des prix des produits de base : enseignements tirés de l’Afrique subsaharienne» entend aider l’Afrique à réaliser son ambitieux programme d’éradication de la pauvreté. Le document montre la sur-dépendance des économies aux matières premières, en particulier aux ressources minières et au pétrole souvent associés à des niveaux les plus élevés de corruption et même de conflits.
Afin d’éviter ces ralentissements, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour le développement, «les pays peuvent initier un certain nombre d’options qui peuvent réellement stimuler la croissance économique à long terme et le développement au fil du temps», expliquent les experts du PNUD.
Les fonds souverains, par exemple, peuvent constituer une épargne pour les générations futures et être utilisés pour gérer rationnellement les investissements au fil du temps. Pour atteindre cet objectif, les fonds souverains doivent cibler simultanément la stabilisation et l’objectif d’épargne à long terme. D’autres mesures comme la fiscalité, le taux de change et les politiques monétaires pourront améliorer les économies de sorte que des ressources suffisantes soient disponibles pour maintenir les dépenses suite à une baisse des prix des matières premières. Le rapport fournit des analyses détaillées sur l’impact du cycle des prix des matières premières sur les dix économies africaines tributaires des matières premières et qui gèrent avec succès l’impact de la baisse des prix sur leurs économies. Sur le long terme, les économies africaines devraient être diversifiées de manière à minimiser les risques, indique le rapport.
NK


Epargner à tous les cycles des prix des matières premières

Les recettes d’exportation de l’Afrique ont augmenté de six fois entre 2001 et 2011, grâce à une forte demande des économies à revenus intermédiaires comme la Chine, le Brésil et l’Inde. Entre 2011 et 2014, en raison d’une forte baisse des prix des matières premières, la croissance par habitant sur le continent a diminué de moitié par rapport aux dix années précédentes. «Il y a eu une tendance à augmenter les dépenses en période d’expansion et à les réduire au cours des baisses de prix, plutôt que d’assurer des niveaux stables et durables de dépenses au cours du cycle des prix des matières premières», a déclaré Ayodele Odusola, économiste en chef au Bureau régional du PNUD pour l’Afrique.

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Numéro d'édition: 131

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