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Tendances 2022: A suivre : sécurité, mobile money et contenu local

Les performances attendues pour l’année 2022 qui débute, reposent en partie sur les résultats accumulés en 2021, qu’ils soient bons, mauvais ou pleins d’espoirs pour l’avenir. Dans la sélection de L’Economiste du Faso, des secteurs d’activité à suivre en 2022, nous avons retenu pour vous : la sécurité, le secteur minier, le mobile money.

Mobile money
Commençons par le dernier-né du secteur des transactions mobiles. Sank Pay. Une plateforme de mobile money 100% burkinabè qui s’est révélée au grand public lors de son lancement officiel en janvier 2021. Mais mieux, elle serait à l’origine au Faso du « zéro franc de charge au dépôt et retrait sur ses comptes mobile money » et cela, jusqu’au 5 janvier, avaient-ils annoncé. Ce cadeau de Noël que les fondateurs de Sank Pay ont offert à leurs clients n’a pas manqué de faire réagir les majors du secteur que sont Orange et Moov, qui ont embrayé sur cette offre exceptionnelle en ne taxant que les retraits à 1%. Les usagers, en tous cas, se sont bien frotté les mains à cette heureuse occasion. La question qui demeure : stop ou encore ? Sachant que la réduction des charges stimule les transactions. Sank Pay, en fin de promo, rentre-t-elle dans les rangs ? Car, en fait, la grande menace pour les majors est plutôt venue de Wave , à partir de Dakar et d’Abidjan, qui y a déstabilisé ses concurrents. Au Burkina Faso, Sank Pay n’a fait qu’enfoncer le clou, apprend-on d’une source proche du géant marocain des Télécoms. Ce secteur est en plein essor, et on est curieux de voir comment le petit poucet va se maintenir dans cette jungle. A suivre donc.

Mines
Du côté des prestataires miniers, 2022 s’annonce comme l’année de la mise en œuvre du décret sur le contenu local adopté par le gouvernement et visant à développer un écosystème d’entreprises locales autour des exploitations minières du pays. Il s’agit désormais pour les sociétés minières installées au Burkina, d’ accorder à des personnes physiques ou morales burkinabè tout contrat de prestations de services ou de fourniture de biens conformément à une liste des biens et services fournis aux sociétés minières contenue dans un arrêté interministériel des ministres en charge des mines, de l’économie et du commerce pris à cet effet . On attend également la mise en route de l’organe tripartite regroupant des représentants de l’Etat, des sociétés minières et des fournisseurs de biens et services miniers pour le développement et le suivi de la croissance de la fourniture locale. Cet organe assurera le suivi de l’application de la mesure qui fait obligation aux sociétés minières de déposer la liste de leurs prestataires de services et fournisseurs de biens chaque début d’année, le tout sous peine d’amendes.

Sécurité
L’environnement économique, pour prospérer, a besoin de stabilité et de sécurité. Plus que les autres années précédentes, 2022 présente en ces premiers jours, des indices auxquelles beaucoup de nos compatriotes voudraient s’accrocher. La réaction des Forces de défense et de sécurité et des VDP sur le terrain qui, selon toute vraisemblance, sont en mode offensif appuyés par des frappes aériennes. S’ils maintiennent ce cap, la résorption progressive de la menace terroriste rétablira progressivement la confiance. Toute chose qui est bonne pour les échanges et les affaires.

Banque 
Dans le secteur bancaire, l’on note l’arrivée du Burkinabè Simon Tiemtoré, avec Vista Bank Burkina. Le rachat de la BICIAB par le Groupe Vista s’est fait en 2021. La banque a décidé de financer des secteurs porteurs de l’économie, notamment, l’eau, l’énergie, les infrastructures et surtout l’agriculture. De la perspective donc à venir pour le monde paysan, plus que jamais en besoin de financement et d’accompagnement. L’on attend aussi de cette banque de voir de plus près sa stratégie innovante annoncée lors de l’acquisition de la BICIAB. Vista Bank Burkina affirme se baser sur la monétique afin de développer la digitalisation de ses produits. Après six mois de roulement de mécanique, il faudra faire ses preuves afin d’atteindre son ambition de se positionner parmi les 4 premiers acteurs du secteur bancaire du Burkina.

Panier de la ménagère 
En avril 2021, la Coordination de la coalition contre la vie chère (CCVC) dénonçait la hausse incessante des prix des produits de grande consommation. Riz, maïs, sorgho blanc, huile, petit mil, loyer ont connu une hausse constante au cours de l’année. La situation ne va pas se résorber de sitôt. En attendant les premières tendances des prix des produits à la consommation, les spécialistes prévoient déjà une année difficile. Les Burkinabè feront face à l’insuffisance des pluies, la réduction des terres agricoles, et des cheptels en ce qui concerne le pastoralisme. Des perspectives qui présagent une montée des prix et par conséquent, un rétrécissement du panier de la ménagère.
La Rédaction

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