«SANK»

«Sank» comme Sankara du nom du leader de la Révolution.  Profondément burkinabè et au service du peuple, cette start-up qui innove à travers sa plateforme de transfert d’argent n’arrête pas de faire couler de l’encre et de la salive, tant elle fait la fierté des Burkinabè. Passée l’émotion, il faut que cette entreprise survive aux espoirs ainsi suscités de tenir la dragée haute des majors qui ont vite fait d’aligner leurs prix sur le nouveau venu.

Le petit David a-t-il une chance de creuser son sillon face aux Goliath du mobile money ou bien va-t-il subir le sort de Innova Pay ?

Dans le second cas, ce serait bien dommage. La première option est celle de l’espoir, du pari sur l’avenir en se donnant les moyens de ses ambitions. Développer une telle plateforme demande de gros investissements pour couvrir tout le pays. Il faudra un business plan costaud pour convaincre les partenaires financiers, ouvrir le capital à de gros investisseurs ou le cas échéant, céder la licence.

Mais le meilleur soutien dont cette « jeune équipe » a besoin pour attirer les investisseurs, c’est de faire exploser le compteur des ouvertures de comptes. Ce serait alors un devoir patriotique et Thomas Sankara reconnaîtra les siens.o

Par Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 414

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