Conteneurisation: les Chambres de commerce s’allient

• Un projet communautaire en marche

• Pour promouvoir son utilisation

Sous l’égide de la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA), s’est tenue le 20 septembre dernier à Ouagadougou, la première réunion du comité technique du projet de promotion de la conteneurisation en Afrique de l’Ouest (PPCAO).
Le comité technique est un organe de pilotage du projet, cette première réunion marque le démarrage du projet avec la désignation des membres du bureau. La rencontre de Ouaga devait proposer et adopter un projet de règlement intérieur, un projet de plan d’actions et un projet de budget éventuel associé, à soumettre au Comité d’orientation et de décision (COD).
Cette rencontre se tient à un moment où la tension est énorme dans le secteur des transports, avec une forte demande en navires et en conteneurs. Cette pression a entrainé une hausse des coûts au niveau de la logistique, avec des répercussions sur les prix à la consommation. Cette tension, qui est conjoncturelle, est due en partie à la reprise économique et renforce la pertinence du projet communautaire.
La conteneurisation est vue comme un levier pour stimuler les importations et les exportations des pays membres de l’UEMOA et pour améliorer la compétitivité des entreprises.
Les pays de l’Hinterland comme le Burkina sont très concernés par le sujet, au vu des avantages de ce moyen de transport : rapidité, économies d’échelle, sécurité, l’intermodalité. Mais le constat est que les opérateurs économiques n’en usent pas vraiment. Les journées nationales de la logistique (JNL), organisées en 2014 par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, ont fait le tour de la question. Il restait des actions décisives pour la promotion de la conteneurisation. Le PPCAO en est la matérialisation. Car, les chiffres ne sont pas reluisants sur le continent et au Burkina, le taux de conteneurisation oscille entre 80% et 90%, pendant qu’en Afrique de l’Ouest, il est seulement de 50% et moins de 20% au Burkina Faso (voir encadré ). Source : https://www.leconomistedufaso.bf/2018/10/15/4es-journees-nationales-de-la-logistique-pres-de-300-participants-attendus/
Reste à résoudre la question des retours des conteneurs au port d’attaches et leurs coûts d’accès jugés élevés sur le continent. Les experts estiment que les deux sont liés, d’où l’idée des cautions nationales. Les CCI de la communauté vont servir de cautions nationales pour garantir les retours des conteneurs.
« Cette garantie qui serait fournie par les cautions nationales en plus de la
professionnalisation des acteurs et de leur maîtrise de la chaîne logistique apparaît comme une solution à même de rassurer les armateurs et d’obtenir leur adhésion.
La CCI-BF, dans un élan de facilitation des échanges et de pérennisation de ressources propres, ambitionne de mutualiser les efforts des CCI membres de la Chambre consulaire régionale de l’UEMOA (CCR-UEMOA) en leur qualité de cautions nationales TRIE/CEDEAO et des Partenaires techniques et financiers (PTF) opérant sur la chaîne du commerce international au plan sous-régional, afin d’accélérer le commerce en Afrique de l’Ouest ». o
FW

 

Encadré

Les causes de la non-utilisation sont connues

-Forte propension au dépotage portuaire (seulement 1/3 arrive à destination) ;
-Surcharge des véhicules de transport pendant le post-acheminement ;
-Hantise vis-à-vis de l’usage du conteneur de bout en bout chez de nombreux chargeurs ;
-Insuffisance de professionnalisme de certains acteurs ;
-Lente évolution des trafics conteneurisés en dépit des initiatives de promotion, parfois pour des motivations non logistiques (fraude).
Source :Rapport de CCBF sur l’Eta des lieux de la conteneurisation

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Numéro d'édition: 407

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