A l’ordre du jour de l’assemblée générale ordinaire du SCIMPEX, tenue le 28 mars 2017 à Ouagadougou, il y avait le bilan de son fonctionnement en 2016, l’accueil des nouveaux membres et l’adoption du budget de 2017. (Ph.: O.L)

Conjoncture économique : Le SCIMPEX croit à une amélioration

• Le président Diawara optimiste

• Les marchés publics et le PNDES comme ressort

Comme il en a l’habitude chaque fois qu’il se réunit, le Syndicat des commerçants importateurs et exportateurs (SCIMPEX) a fait une appréciation de la situation économique et livre ses attentes du moment. C’était à l’occasion de son Assemblée générale ordinaire (AGO) tenue le 28 mars 2017 à Ouagadougou en prélude au forum Etat-Secteur privé sur les PPP, les 30 et 31 mars derniers.

«Nous restons optimistes. Nous sommes convaincus qu’avant qu’on arrive au milieu de l’année, les choses pourront se mettre en marche. Nous espérons beaucoup» a affirmé Lassiné Diawara. (Ph.: O.L)

A l’issue de cette AGO, qui a permis de faire le bilan du fonctionnement de l’organisation patronale au cours de l’année 2016, de valider l’adhésion des nouveaux membres coptés et d’adopter le budget de fonctionnement de 2017, le président Lassiné Diawara a répondu aux questions des journalistes. Des questions relatives au rythme des activités économiques, aux actions du gouvernement en faveur de la relance économique, notamment les efforts pour régler le stock de la dette intérieure, et concernant l’évolution de certains dossiers clés de l’économie.
Concernant la dette intérieure, le SCIMPEX, par la voix de son président, est en phase avec le gouvernement qui estime avoir fait des efforts pour accélérer son règlement et surtout prendre en compte des cas qui apparaissaient comme irréguliers.
«Effectivement, le gouvernement a fait beaucoup d’efforts dans le règlement de la dette intérieure, même si le stock n’est pas épuisé. Mais cela est dû au fait que le gouvernement estime que pour un certain nombre de dettes, les procédures n’avaient pas été validées selon l’orthodoxie définie par la loi des finances publiques», reconnait Lassiné Diawara.

A l’issue de cette AGO, le président du SCIMPEX, Lassiné Diawara, a répondu aux questions des journalistes relatives au rythme des activités économiques, aux actions du gouvernement en faveur de la relance économique, notamment les efforts pour régler le stock de la dette intérieure, et concernant l’évolution de certains dossiers clés de l’économie. (Ph.: O.L)

Cependant, il regrette tout de même cette attitude de l’Etat. «Cela handicape un certain nombre d’entreprises. L’Etat est une continuité et, à l’époque, ce sont des marchés qu’elles ont bien eus dans le cadre des procédures accélérées. Donc, nous espérons que la régularisation va être faite pour que les entreprises qui souffrent aujourd’hui puissent recouvrer les montants des travaux qu’elles ont déjà effectués», ajoute-t-il. En dépit des efforts du gouvernement pour apurer le stock de la dette intérieure, sujet identifié comme essentiel dans la relance de l’économie, les milieux d’affaires n’ont toujours pas retrouvé leur enthousiasme. Ils sont encore nombreux à déclarer que «les affaires sont bloquées. L’argent ne circulent pas». Des plaintes que comprend le président du SCIMPEX. «Pour ce qui concerne les difficultés qu’on rencontre quand vous faites le tour en ville pour interroger les milieux d’affaires, à mon avis, cela doit être lié au fait que si au cours l’année 2016 on a eu à gérer ce qui avait été fait avant, ce n’est que maintenant qu’on commence à avoir des marchés.
Le gouvernement a pris des dispositions mais la mise en œuvre, l’affectation de ces marchés aux entreprises qui ont été adjudicatrices n’est pas encore effective. Cela peut expliquer la rareté de l’argent qui circule», pense le président du SCIMPEX. «Par ailleurs, pour ce qui concerne le PNDES, vous conviendrez avec moi et d’après tout ce qu’on a pu entendre par ci et par là que la mise en œuvre n’est pas aussi effective. C’est ce qui explique les plaintes qu’on peut entendre», ajoute-t-il. «Mais nous restons optimistes. Nous sommes convaincus qu’avant qu’on arrive au milieu de l’année, les choses pourront se mettre en marche. Nous espérons beaucoup», conclut-il.

Karim Gadiaga


 

Quelle est la situation au sein du SCIMPEX ?

Sur cette question, la réponse de Lassiné Diawara est : «Au niveau du SCIMPEX, il y a deux catégories de membres. Vous avez des membres qui ont des activités qui existent depuis un certain nombre d’années et aussi des multinationales qui ont pignon sur rue. Ces dernières, malgré une conjoncture difficile arrivent à mener leurs activités tant bien que mal et à faire des profits. En dehors de cette catégorie, nous avons des membres qui sont entrepreneurs burkinabè, à la tête des entreprises beaucoup plus jeunes. Ceux-ci doivent mener une lutte au quotidien pour s’enraciner, pour arracher des marchés et progresser. Ce sont des entrepreneurs qui présentent parfois des difficultés, mais l’objectif du SCIMPEX justement c’est échanger. C’est de voir comment au niveau du bureau nous pouvons intervenir pour expliquer. Nous sommes donc une force de propositions, de suggestions au niveau des ministres compétents qui supervisent les activités économiques, commerciales et industrielles. Nous essayons de nous approcher du gouvernement pour dire les améliorations possibles pour un bon exercice de nos activités».

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Numéro d'édition: 200

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