Pr Stanislas Ouaro, ministre en charge de l’Education nationale : « La Banque mondiale s’aligne sur les priorités de notre pays »

La Banque mondiale satisfaite de ses investissements au Burkina

• « On n’a pas toujours la chance de constater de visu où vont nos ressources »

• Un soutien de 46%  du budget des assises nationales de l’éducation

• Des promesses pour la mise en place des lycées scientifiques

Ousmane Diagana, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre . (DR)

Pr Stanislas Ouaro, ministre en charge de l’Education nationale : « La Banque mondiale s’aligne sur les priorités de notre pays »

Le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a effectué une visite de travail du 27 au 29 mai 2021 au Burkina Faso. Durant leur présence dans la capitale burkinabè, Ousmane Diagana et sa délégation ont rencontré les autorités burkinabè pour leur faire part de la volonté de la Banque mondiale de soutenir davantage les efforts du pays en matière de développement économique et social.

Ils ont également eu des échanges avec les partenaires au développement, des représentants d’organisations de la société civile. Le séjour au Burkina a pris fin le samedi 29 mai 2021 par une visite suivie d’échanges avec les élèves du lycée scientifique national de Ouagadougou.

A travers le Projet d’amélioration de l’accès et la qualité de l›éducation (PAAQE), la Banque mondiale a financé la réalisation de cet important lycée scientifique national situé à Koankin, dans la Commune rurale de Tanghin-Dassouri.

Le lycée scientifique national de Ouagadougou a été officiellement inauguré le 3 octobre 2020, certes, mais il a accueilli ses premiers élèves pour la rentrée scolaire 2017-2018. Il compte à ce jour 167 élèves, dont 78 filles et 89 garçons. « La communauté scientifique mesure à leur juste valeur les efforts financiers consentis pour nous offrir un tel cadre. Je profite de cette occasion pour vous traduire notre reconnaissance sincère », a affirmé Jean Paul Boumboundi, proviseur de l’établissement. C’était l’occasion pour les visiteurs du jour de voir avec leurs yeux les réalisations de l’investissement consenti : un lot de bâtiments abritant l’administration, le bloc pédagogique, une salle polyvalente, des dortoirs, des logements, une infirmerie, un restaurant-cuisine ; des terrains de sports, une clôture…

« On n’a pas toujours la chance de constater de visu où vont nos ressources. Aujourd’hui, c’est une occasion unique de voir un projet qui existe réellement. Il n’y a pas que des bâtiments. J’ai visité des pays où des écoles ont été construites mais vides. Ici, les élèves sont là, ils étudient. Ils bénéficient d’un encadrement de qualité et bénéficient d’outils que nous n’avions pas eus lorsque nous avions leur âge », s’est réjoui Ousmane Diagana.

Les élèves attendent toujours la connexion Internet, un laboratoire de langues, la réhabilitation de la voie d’accès depuis la route nationale N°2.

Pour la circonstance, il était accompagné du ministre en charge de l’Education nationale, le Pr Stanislas Ouaro, et des techniciens du ministère. Celui-ci a indiqué que dans les prévisions du gouvernement, chaque chef-lieu de région devait être doté d’un lycée scientifique régional et les villes de Bobo et de Ouagadougou, en plus de ces lycées, doivent accueillir chacune un lycée scientifique national. Les dossiers de sept infrastructures sont mêmes déjà bouclés.

Pour l’année 2021, les travaux seront lancés en septembre dans les villes de Manga, Ziniaré, Gaoua, Banfora, Dori, Fada. Le ministre Ouaro s’est dit très heureux d’accueillir le vice-président de la Banque mondiale. « La Banque mondiale s’aligne sur les priorités de notre pays, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent », a affirmé le ministre Ouaro, reconnaissant de son accompagnement pour la mise en place des lycées scientifiques au Burkina et aussi de son soutien pour les assisses nationales sur l’éducation à hauteur de 46% du budget. En 50 ans, le Burkina Faso a pu bénéficier d’environ 3.500 milliards FCFA de la part de l’institution financière. 

Dans son face-à-face avec les élèves, le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre les a félicités pour leur admission au sein de l’établissement et des résultats déjà engrangés. « Vous avez une lourde responsabilité, car c’est à travers vos résultats que ce genre d’infrastructures peut prospérer et que le maximum de Burkinabè peut en bénéficier », leur a-t-il rappelé. Les élèves ont pu alors soulever quelques préoccupations à l’endroit de l’administration et faire des doléances. Après avoir traduit leurs reconnaissances, les élèves ont voulu comprendre les mécanismes mis en place pour leur permettre de poursuivre leur cursus après le Baccalauréat dans la voie qui est désormais la leur. Pour le proviseur, l’arrivée de la connexion Internet doterait le lycée d’une bibliothèque virtuelle et améliorerait ainsi la qualité de l’enseignement, d’une part, et d’autre part, la mise en place d’un laboratoire de langues pour permettre aux élèves de mieux amorcer leur cycle universitaire. En outre, il a émis le vœu de la réhabilitation de la voie d’accès depuis la route nationale N°2.  Le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a alors rassuré son auditoire que toutes les dispositions seraient prises pour permettre au Burkina Faso d’avoir de ressources humaines de qualité. « Le développement de toute Nation se fera par l’éducation ou ne se fera pas. Soutenir l’éducation est donc une priorité pour la Banque mondiale », a-t-il clamé.

Le ministre de l’Education nationale a rappelé que l’institution financière participait au financement de la stratégie nationale d’éducation en situation d’urgence pour la réouverture des établissements fermés du fait de l’insécurité, pour la réinscription d’élèves déplacés internes. Le ministre Ouaro a ajouté qu’une correspondance serait adressée aux opérateurs de téléphonie mais aussi au ministre des Infrastructures pour les doléances exprimées et qui sont valables également au lycée scientifique national de Bobo-Dioulasso.o

Martin SAMA

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Numéro d'édition: 395

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