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Assises nationales de l’Education:  la voie pour une éducation de qualité pour tous

Les Assisses nationales de l’Education ont débouché sur un pacte sur l’éducation en vue d’obtenir une éducation de qualité, accessible, inclusive et équitable pour tous les enfants du Burkina Faso. Pour y parvenir, les éléments ci-dessous engageant toutes les parties prenantes, c’est-à-dire, les parents, les partenaires, la communauté et les professionnels du système éducatif sont déterminants.

Le ministre Stanislas Ouro
Le président du Faso

Dès l’accession de notre pays à l’Indépendance en 1960, le système éducatif qui est un legs de la colonisation a montré son inadéquation au contexte nouveau. C’est pourquoi dès 1961, un projet d’éducation rurale a été élaboré. De 1968 à 1972, une réforme des programmes est entreprise sous l’égide de l’UNESCO. De 1979 à 1984, une nouvelle réforme scolaire est mise en œuvre mais elle est stoppée par le Conseil national de la révolution dont le projet de réforme révolutionnaire de l’éducation ne verra pas un début de mise en œuvre. Ensuite, est intervenu le Projet éducation III qui est une réforme suscitée par la Banque mondiale.

Les participants aux Assises.

Le Burkina Faso a, par la suite, organisé des concertations nationales et participé à des rencontres internationales qui ont permis à l’Etat et aux acteurs de l’éducation de trouver des solutions aux problèmes récurrents du système éducatif. On peut citer, entre autres, les Etats généraux de l’Education en 1994 qui ont débouché sur l’adoption de la loi d’orientation de l’Education en 1996, les Assises nationales de l’Education en 2002 qui ont accouché de la loi d’orientation de l’éducation en 2007, la Triennale de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) sur l’éducation et la formation ainsi que les Assises de l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) en 2012. Plus récemment, des initiatives analogues ont été prises par le secteur privé, notamment, les Assises nationales de l’enseignement catholique en mai 2017.
C’est à la lumière de ces expériences antérieures positives et face à la crise globale et multiforme que traverse tout le pays, en général, et le secteur de l’éducation, en particulier, que le Conseil des ministres, en sa séance du 31 mars 2021, a instruit le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN) d’organiser de nouvelles Assises nationales de l’Education nationale comme solution concertée de sortie de crise et de relance décisive du système éducatif dont voici les fondements.

Eléments d’affirmation de la volonté politique :
-déclarer l’Education comme la priorité des priorités pour les dix (10) prochaines années, parce qu’étant le fondement pour renforcer le capital humain et lutter efficacement et durablement contre toutes les crises ;
– mettre en place une Task-force Education composée des ministres en charge de l’éducation et d’autres ministres concernés sous la direction de SEM le Premier ministre ;
– dynamiser le Conseil national de l’Education ;
– respecter les conclusions issues des Assises nationales de l’Education nationale dans la politique éducative du Burkina Faso ;
– prévoir des évaluations à mi-parcours des conclusions des Assises nationales ;
– assurer le financement effectif des conclusions des Assises nationales de l’Education nationale;
– relire la loi n°013-2007/AN du 30 juillet 2007 portant loi d’orientation de l’Education pour faire de celle-ci la priorité nationale ;
– prendre un acte administratif pour codifier le pacte national ;
– mettre en place un dispositif de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route des conclusions des Assises nationales ;
– définir clairement les rôles et responsabilités des parties prenantes (personnels, apprenants, parents d’élèves, partenaires sociaux, partenaires techniques et financiers, collectivités territoriales, etc.) pour une mise en œuvre réussie du pacte national ;
– veiller à la redevabilité des différents acteurs dans la mise en œuvre du pacte national pour une éducation de qualité ;
– renforcer les cadres de concertation et de promotion de bonne gouvernance entre le MENAPLN et les partenaires de l’Education ;
– mettre en place des comités déconcentrés de suivi de la mise en œuvre des conclusions des assises nationales au niveau communal, provincial et régional.

Eléments pour une adhésion des populations et des communautés et leur participation :
– traduire les conclusions des Assises nationales dans les langues nationales ;
– retransmettre les travaux et les conclusions des Assises nationales dans les principales langues nationales ;
– diffuser les conclusions des Assises nationales dans les langues nationales ;
– élaborer un plan de communication sur le pacte national à tous les niveaux : Commune, province, région et Nation ;
– mener une large campagne de sensibilisation sur le pacte national pour une éducation de qualité.

Eléments pour une adhésion des partenaires sociaux et des partenaires techniques et financiers :
– signer une trêve sociale de cinq (5) ans pour la mise en œuvre des conclusions urgentes issues des Assises nationales ;
– mettre en place un comité bipartite (MENAPLN/parties prenantes) de suivi de la mise en œuvre des conclusions des Assises nationales ;
– privilégier le dialogue et les concertations entre l’ensemble des acteurs ;
– organiser une rencontre de haut niveau avec les partenaires sociaux de l’Education pour une adhésion aux conclusions des Assises nationales.o
Sources : Documents de base des Assisses nationales

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