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Consommation: en avril, les prix ont encore flambé

Les fidèles musulmans ont eu chaud. Pendant leur mois de pénitence, ils ont dû faire face à la hausse des produits qui composent le panier de la ménagère. Selon l’Indice harmonisée des prix à la consommation (IHPC), publié le 10 mai 2021 par l’Institut national des statistiques et de la démographie (INSD), en avril, les prix ont augmenté de 1,6%, contre 0,6% en mars dernier. Une comparaison entre les années montre qu’à la même période en 2020, les prix des produits de consommation ont subi une hausse de 4,6%.

Quels sont les produits qui ont tiré les prix à la hausse ?

« La hausse du niveau général des prix en avril 2021 est tributaire de la hausse des prix dans les fonctions « produits alimentaires et boissons non alcoolisées », « boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » et « transports », en dépit de la baisse des prix enregistrée dans la fonction « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles ». (Voir graphiques N°5, N°6, et N°7 à la page 5) », explique le rapport de l’INSD.

Comme constatée le mois passé, en mars, la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » est toujours en hausse. La hausse des prix dans cette catégorie de produits est poussée par celle des produits alimentaires. Une hausse qui provenait du renchérissement de certains légumes comme la tomate et la carotte, des céréales comme le sorgho, et des poissons frais », précise l’IHPC.

Cette tendance a aussi été constatée durant tout le mois d’avril, toujours dans la première fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». Cette fois-ci, la hausse des prix provient du renchérissement des céréales non transformées, des farines et semoules, de la viande de mouton ou de chèvre, des légumes frais en fruits ou racine, des légumes frais en feuilles, des agrumes, des tubercules et plantain.

Le tabac et les stupéfiants plus chers

L’Indice des prix harmonisés à la consommation pour la fonction « Boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants » est tiré à la hausse par le sous-secteur tabac et stupéfiants. Elle affiche une hausse de 6,9%, contre -0,8% il y  a trois mois.

« Les consommateurs continuent de subir la hausse des prix au niveau de la fonction « Transport » provoquée par l’augmentation des prix des hydrocarbures intervenue dans le mois de mars 2021 », poursuit le document. La seule baisse a été constatée dans la fonction « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles ». Ce recul est induit par la baisse des prix des combustibles solides en dépit de l’augmentation du prix du gaz et des combustibles liquides. Les prix des autres fonctions de consommation sont restés quasi stables dans leur évolution.

« Le renchérissement simultané des produits frais et des hors produits frais et hors énergie a influencé la montée du niveau général des prix. Les produits locaux, de même que les produits importés, ont connu une hausse de leur prix avec pour conséquence la hausse du niveau général des prix. Selon la durabilité, c’est la hausse des prix des produits non durables qui a influencé l’augmentation du niveau général des prix à la consommation. La hausse du niveau général des prix à la consommation est tributaire de la montée des prix des produits du secteur primaire et du secteur secondaire », ont déclaré les statisticiens de l’INSD. o

NK

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