13ème congrès du SAMAB : l’indépendance de la justice dans un contexte délétère

*Des défis subsistent malgré les acquis

*Le secrétaire général reconduit

Le Syndicat Autonome des Magistrats Burkinabè (SAMAD) a tenu son 13e congrès le 27 juin 2020 à Ouagadougou sous le thème « syndicalisme, indépendance de la justice et Etat de droit ».  A l’issue des travaux, le secrétaire général sortantEmmanuel Ouédraogo a été reconduit.

Ce congrès s’est tenu  dans un contexte particulier marqué par la Covid 19 et la mise en œuvre de l’impôt  unique sur les traitements des salaires (UITS). La rencontre a vu la présence de  bon nombre de syndicats dont notamment les représentants du SMB ( Syndicat des Magistrats du Burkina ),du SGB ( Syndicat des Greffiers du Burkina ) venus soutenir leurs camarades..Au menu du , des communications et l’élection d’un nouveau bureau
Plusieurs panels ont été déroulés à cette  occasion autour du thème principal « syndicalisme, indépendance de la justice et état de droit »/ le thème inaugural a fait l’objet d’une présentation faite par  l’ancien secrétairegénéral de la SAMAB Antoine Kabore.Deux autres sous thèmes ont aussi été abordésà l’ occasion de ce panel sur l’indépendance de la justice et l’Etat de droit et le regard extérieur sur l’action syndicale dans la magistrature et l’indépendance de la justice.
Sur les revendications de l’heure,  le secrétaire général, Emmanuel Ouédraogo, dit que son organisation,  le SAMAB s’est engagé avec l’ensemble des magistrats et une cinquantaine d’organisations  syndicales autour d’une plateforme en cinq points : premièrement l’arrêt des mesures de baisse du pouvoir d’achat et l’amélioration de celui-ci en rapport avec le cours de la vie, il s’agit notamment de la suppression de l’UITS sur les primes et indemnités des travailleurs burkinabé du public et du parapublic. Ensuite  l’arrêt de l’atteinte aux libertésdémocratiques des syndicats, et l’arrêt du pillage des ressources nationales notamment l’accompagnement conséquent de la justice à faire la lumière sur les crimes économiquesrévélés par les enquêtes parlementaires. Puis le respect et la mise en œuvre des différents engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des travailleurs. Ce denier a par ailleurs souligné que « le congrès se tient dans un contexte de dialogue  social le plus médiocre de l’histoire du pays ». Il a cependant rappelé que même si ils pouvaient se satisfaire des avancées notables enregistrées par l’action syndicale, il y reste encore des défis à relever.

Créé le 27 mars 1983, le SAMAB ( le syndicat Autonome des Magistrats Burkinabè ), est une organisation syndicale qui milite entre autres pour la défense des droits des magistrats et pour l’indépendance de la justice.

 

Ouédraogo Rachid (collaborateur)

Le magistrat est un citoyen comme les autres

Sur  l’implication d’un magistrat dans l’affaire dite Armand Béouindé (maire de Ouagadougou dans le dossier des 77 véhicules), le secrétaire général du SAMAB a indiqué qu’il n’a pas de commentaire à en faire. Il a par ailleurs déclaré que :  « Le juge est un citoyen, et en tant que tel, lorsqu’il se trouve impliqué dans le cadre d’une procédure, la loi devra s’appliquer dans toute sa rigueur. «  Nous respectons les procédures telles qu’elles ont été engagées et attendons et espérons que les droits de notre collègue puissent être respectés en termes de droits de la défense, de même que le principe du contradictoire ».

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Numéro d'édition: 351

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