Budget 2020 : Les priorités et choix stratégiques du président du Faso

• Le taux de pression fiscale à 17,87% en 2020 contre 17,13% en 2019

• Financer les dépenses en priorité avec les ressources propres

• L’élection présidentielle avec les Burkinabè de l’extérieur

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a donné le ton pour l’élaboration du budget de l’Etat, exercice 2020. En effet, le 22 mai 2019, il a signé la circulaire budgétaire 2020 dans laquelle il donne des orientations aux ministères et institutions pour la préparation du budget qui devrait être adopté par l’Assemblée nationale avant la fin de l’année. Le budget 2020 intervient dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires. Le président du Faso a relevé qu’il intervenait dans un contexte où l’activité économique est marquée par une campagne agricole assez favorable, une situation sécuritaire difficile et une poursuite des revendications sociales. Dans l’ensemble, l’économie a fait preuve d’une résilience, notamment en matière de mobilisation des ressources.

Suivant le chronogramme définit par le président du Faso, le budget 2020 serait au stade des débats budgétaires.

Au regard de ce contexte, le président du Faso a donné les orientations pour le budget 2020. «Ainsi, j’attache un intérêt particulier au respect de la discipline budgétaire, notamment celui des enveloppes définies qui seront notifiées à chaque département ministériel ou institutionnel. Aucun avant-projet de budget ne devra être présenté avec des besoins supplémentaires», peut-on lire dans la circulaire.
Pour le président du Faso, les choix stratégiques et les priorités budgétaires 2020 sont orientés vers le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale, la promotion d’une bonne gouvernance, le développement du capital humain et la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie, conformément aux axes du Plan national de développement économique et social (PNDES).
Au titre du renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale, un accent sera mis sur les actions déjà entreprises pour donner une réponse à la question de la sécurité qui entrave les questions de développement. Des actions seront mises en œuvre pour reconstituer le tissu social. Il s’agit principalement d’accompagner la Justice pour la résolution des dossiers pendants relevant de sa compétence, de rendre opérationnels les services déconcentrés de l’Etat à travers un renforcement des moyens matériels et financiers au profit du ministère en charge de l’administration et de solliciter l’accompagnement des autorités coutumières et religieuses afin de prévenir d’éventuels conflits communautaires pour le retour au calme dans les localités qui ont connu des situations de conflits entre les communautés.
Le développement du capital humain passera par la mise en œuvre d’actions visant à améliorer le système de santé, à assurer l’accroissement de l’offre éducative et améliorer sa qualité dans tous les ordres d’enseignement. L’accent sera également mis sur un plus grand accès des populations à l’eau potable et à l’assainissement dans le sens de la vision «zéro corvée d’eau» en 2020.
Toujours au titre du développement du capital humain, des orientations données vont dans le sens de l’insertion des jeunes et des femmes dans l’activité économique et la protection sociale.
La dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie passe par le développement des secteurs de soutien à la production, le développement des secteurs de production et l’inversion de la tendance à la dégradation de l’environnement.

En matière budgétaire, les choix stratégiques reposent sur une couverture de plus en plus importante des charges sur les ressources propres et recourir aux autres formes de concours, notamment les financements extérieurs sous la forme d’appui budgétaire, de recours au marché financier sous-régional ou de partenarait public privé.
Pour ce qui est de l’accroissement continu des ressources propres, il s’agira de poursuivre la modernisation des procédures au niveau des services des Impôts et de la Douane pour optimiser le rendement de l’impôt d’une part, et de parachever les réformes visant à accroître de manière substantielle l’assiette fiscale, d’autre part.
La prévision du taux de pression fiscale étant de 17,13% en 2019, le président du Faso s’en est inspiré pour recommander qu’elle puisse atteindre 17,87% en 2020. Il devrait évoluer à 18,37% en 2021 pour se situer à 19,02% en 2022.
En matière de dépenses publiques, Roch Marc Christian Kaboré insiste sur la qualité et le respect strict de la procédure normale. «Des dispositions doivent être prises pour l’opérationnalisation des trésoreries ministérielles et institutionnelles pour compter du 1er janvier 2020», a-t-il indiqué. Enfin, il a dégagé 500 millions FCFA pour la Fonction publique pour la prise en compte des mesures nouvelles en 2020.

Elie KABORE


L’élection présidentielle avec les Burkinabè de l’extérieur

L’action du gouvernement en matière de promotion d’une bonne gouvernance en 2020 se fera à travers, entre autres, l’organisation de l’élection présidentielle avec la participation des Burkinabè de l’extérieur, l’opérationalisation des inspections techniques et les Conseils de discipline, la réduction du train de vie de l’Etat et l’instauration de bonnes pratiques dans la gestion du patrimoine de l’Etat, la réduction des disparités régionales, etc.

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Numéro d'édition: 308

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