Croissance mondiale 2017 : Hausse de 2,7% de l’économie

• Contre 2,4% en 2016

• Une reprise fragilisée par la faiblesse du commerce international

 

L’économie mondiale se porte mieux. La reprise est annoncée, en même temps que l’activité industrielle qui coïncide avec une reprise du commerce mondial. En conséquence, la croissance mondiale devrait connaitre une hausse pour s’afficher à 2,7%, contre 2,4% pour 2016. De bonnes nouvelles qui proviennent des Perspectives pour l’économie mondiale publiées le 4 juin dernier par la Banque mondiale.
Selon le rapport de la Banque mondiale, la croissance des pays émergents et ceux en développement connaitra la plus grande accélération. Les sept économies (Etats-Unis, Europe et Japon) les plus avancées connaitront une croissance de 4,1%, cette année, contre 3,5% en 2016. Une reprise de l’activité économique qui aura des conséquences positives sur la croissance des autres pays émergents et des économies en développement, ainsi qu’à l’échelle mondiale.
Un autre aspect positif de cette croissance à la hausse est la reprise des échanges commerciaux. En effet, le commerce mondial connaitra une hausse de 4% contre 2,5% l’année passée.
Le rapport attire l’attention sur un élément essentiel de la faiblesse du commerce international, à savoir les échanges entre sociétés non liées par des relations capitalistiques. Ces échanges, effectués par le biais de canaux d’approvisionnement extérieur, se sont ralentis beaucoup plus fortement que le commerce intra-entreprises ces dernières années. Cette question rappelle l’importance d’un solide réseau mondial d’échanges commerciaux pour les sociétés peu intégrées, c’est-à-dire la majorité des entreprises existantes.
«Faisant suite à un ralentissement prolongé, la récente accélération de l’activité dans certaines des plus grandes économies émergentes est une bonne nouvelle pour la croissance des régions concernées comme pour l’économie mondiale», a déclaré Ayhan Kose, directeur du groupe Perspectives de la vice-présidence Économie du développement de la Banque mondiale. «Le moment est venu pour les pays émergents et en développement d’évaluer leurs vulnérabilités et de renforcer leur capacité d’amortissement des chocs défavorables», conclut-il.
Le rapport 2017 met aussi l’accent sur les inquiétudes suscitées par l’augmentation de l’endettement et des déficits des pays émergents et en développement: une hausse brutale des taux d’intérêt ou un durcissement des conditions d’emprunt pourraient avoir des conséquences préjudiciables.
À la fin de 2016, la dette publique était supérieure de plus de 10% du PIB à son niveau de 2007 dans plus de la moitié des pays émergents et en développement. Dans un tiers de ces pays, en outre, les soldes budgétaires se sont détériorés de plus de 5% du PIB par rapport à leurs niveaux de 2007. Des risques importants qui assombrissent les perspectives.
«Cela fait trop longtemps que la faiblesse de la croissance freine la lutte contre la pauvreté : il est donc encourageant de constater que l’économie mondiale donne des signes de raffermissement», a commenté pour sa part Jim Yong Kim. Pour le président du groupe de la Banque mondiale, «les pays devraient saisir l’occasion de cette reprise fragile, mais réelle, pour réformer les institutions et les marchés de manière à attirer l’investissement privé et à soutenir ainsi la croissance sur le long terme. Les pays doivent aussi continuer à investir dans les ressources humaines et à renforcer leur résilience face aux défis -changement climatique, conflits, déplacements forcés de populations, famine, maladies, etc. -qui se conjuguent les uns aux autres».

NK


2,6 % de croissance pour l’Afrique subsaharienne

Selon les prévisions, la croissance en Afrique devrait s’accélérer pour atteindre 2,6 % en 2017 et 3,2 % en 2018 grâce à une augmentation modérée des prix des produits de base et aux réformes visant à corriger les déséquilibres macroéconomiques.
La production par habitant devrait toutefois se contracter de 0,1 % en 2017 avant d’enregistrer une modeste croissance de 0,7 % sur la période 2018-2019. À ce rythme, la croissance ne sera pas suffisante pour permettre d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté dans la région, surtout si les obstacles à une expansion plus robuste persistent.
La croissance sud-africaine se renforcera pour atteindre 0,6 % en 2017 puis 1,1 % en 2018. Le Nigeria devrait passer d’une situation de récession à une croissance de 1,2 % en 2017 puis de 2,4 % en 2018.
La croissance des pays pauvres en ressources naturelles devrait rester solide, soutenue par l’investissement dans les infrastructures, la résilience du secteur des services et la reprise de la production agricole.
L’Éthiopie devrait enregistrer un taux de croissance de 8,3 % en 2017, la Tanzanie de 7,2 %, la Côte d’Ivoire de 6,8 % et le Sénégal de 6,7 %.

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Numéro d'édition: 210

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