Comment le hamburger a révolutionné la chirurgie ophtalmologique en Inde

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«Si McDonald’s peut faire des hamburgers si rapidement, pourquoi ne pourrions-nous pas en faire de même pour les opérations de cataractes?»
Voilà la question que s’est posé l’ophtalmologue indien GovindappaVenkataswamy il y a 40 ans, et qui l’a mené à implémenter un système standardisé et économique pour l’élimination de la cécité opérable. En 1976, il a co-fondé le AravindEyeHospital, une clinique de 11 lits dans la ville indienne de Madurai. Depuis lors, la clinique s’est transformée en un réseau de 11 hopitaux à travers l’Etat du Tamil Nadu qui a soigné environ 45 millions de patients et procédé à 5,6 millions d’opérations.
Le gros des patients d’Aravind sont opérés de la cataracte, une maladie qui dérobe peu à peu la vue des patients à mesure que leur cristallin—la lentille de l’œil qui fait converger la lumière sur la rétine—devient opaque.
La maladie est responsable d’à peu près 60 pourcent des cas de cécité dans le pays, même si une opération rapide, qui retire simplement le cristallin opaque pour le remplacer par un nouveau cristallin artificiel, suffit à restaurer la vue.
Chacune des salles d’opération des hôpitaux Aravind est équipée d’au moins deux tables. Après chaque opération, qui dure en moyenne 20 minutes, le chirurgien se tourne immédiatement vers la seconde table, où le prochain patient attend déjà son tour. Ce modèle d’opérations à la chaine permet à chacun des chirurgiens d’Aravind de procéder à environ 1 500 opérations par an, presque quatre fois plus que la moyenne américaine de 400 interventions par année.Le modèle économique unique de l’entreprise divise les soins en deux catégories, les soins «payants» qui proposent un confort digne de l’hôtel, et les soins «gratuit» dont les patients se rétablissent dans des grands dortoirs. La moitié des patients d’Aravind optent pour le modèle «payant», qui subventionne les opérations des autres.
L ‘entreprise a engrangé 9,36 millions de dollars de bénéfices l’an dernier, tout en rendant la vue à des milliers de patients gratuitement. o
Atish PATEL

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Numéro d'édition: 164

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