Economie

SNC 2016 : Pari tenu pour Tahirou Barry

 

Depuis le 2 avril dernier, les artistes ne pensent plus qu’à la 19e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). La 18e qui était placée sous le thème «Culture et cohésion nationale» a baissé ses rideaux par une satisfaction générale. C’était le premier rendez-vous post-insurrectionnel.
Pourtant, cette édition n’était pas gagnée d’avance, surtout dans une morosité économique. Le Comité d’organisation peut donc se frotter les mains, malgré l’incendie qui a ravagé une centaine de hangars sur la place de la foire à deux jours de la clôture de la SNC. Le Burkina, l’Afrique et le monde entier, par la magie des médias, ont pu découvrir les potentialités du Burkina en matière de culture.
Des prix ont été distribués, des distinctions ont été faites à des acteurs culturels, des plaintes ont été aussi enregistrées et des souhaits émis pour parfaire les prochaines éditions. Le premier fait qui retient l’attention de tous les lauréats est que les autorités ont pris l’engagement que tous les lauréats de cette 18e SNC bénéficieront d’une production de leurs œuvres en vue de la conquête du marché international. Le ministre de la Culture et du Tourisme, Tahirou Barry, fier d’avoir relevé le défi de l’organisation de «sa» première SNC a justifié cette satisfaction: «Nous avons assisté à une compétition de qualité. Aujourd’hui, nous sommes fiers de voir que notre culture regorge de talents. Ils seront accompagnés à travers la post-production. Nous ferons tout pour que ceux qui veulent grandir grandissent ». Une véritable bouffée d’oxygène pour ces ambassadeurs de la culture burkinabè qui ne demandent effectivement qu’à grandir grâce au soutien de tous. La 18e édition, contrairement aux éditions précédentes, a connu une hausse du niveau des prix octroyés. La SNC constituant «un bouclier résistant contre l’acculturation», il est donc urgent qu’en plus des promesses ci-dessus citées, il soit envisagé des compétions de soutien dédiées aux artistes. C’est du reste une des promesses faites par le ministre Barry aux lauréats des prochaines éditions de la SNC, à commencer par la 19e prévue pour se tenir du 24 au 31 mars 2018. Le gros vœu des artistes reste l’érection d’un édifice pour héberger les artistes qui continuent d’être logés dans des salles de classe après plus de 30 ans d’existence de cette biennale.

Alexandre Le Grand ROUAMBA


 

Appel à plus de professionnalisme

Afin de donner des repères aux jeunes artistes, la 18e édition a tenu à récompenser 20 récipiendaires acteurs culturels pour s’être investis dans la promotion de la culture. «Nous sommes fiers de les honorer et c’est l’appel que nous lançons à tous ceux qui sont dans cette filière afin qu’ils s’investissent davantage dans la promotion, dans la valorisation de notre culture», a lâché Tahirou Barry à la fin de cette 18e édition.
Si elle a été une réalité, c’est bien grâce à l’engagement de l’Etat, mais surtout aux soutiens des partenaires et sponsors (le groupe EBOMAF était l’un des parrains de cette édition avec le chef des Bobo Mandarin).
Il n’a pas été facile de boucler le budget de 730 millions FCFA. Les artistes ont été invités à plus de professionnalisme et de rigueur dans leurs productions. La nécessité de mener des réflexions à même de consolider les acquis de la culture burkinabè a été fortement soulignée. Il en est de même pour le suivi, les enregistrements, les réalisations de clips vidéo. On retiendra que le marché des arts a permis la formulation d’au moins une dizaine de contrats. Ils seront soumis à la direction générale de la SNC.

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