Agriculture : Optimiser les rendements

• L’agriculture de conservation: un aspect de croissance économique

• Un accord-cadre pour plus d’efficacité dans la recherche

La capitalisation des acquis et le renforcement des techniques de recherche sur l’agriculture de conservation ont fait l’objet d’un séminaire, le 16 septembre dernier, à Ouagadougou, entre chercheurs burkinabé et japonais. Un protocole cadre signé, dans le cadre de cette collaboration, permettra d’approfondir les connaissances techniques des chercheurs et des producteurs burkinabè.(DR)

La capitalisation des acquis et le renforcement des techniques de recherche sur l’agriculture de conservation ont fait l’objet d’un séminaire, le 16 septembre dernier, à Ouagadougou, entre chercheurs burkinabé et japonais. Un protocole cadre signé, dans le cadre de cette collaboration, permettra d’approfondir les connaissances techniques des chercheurs et des producteurs burkinabè.(DR)

Depuis près de quatre ans, l’Institut national d’environnement et de recherche agricole (Inera) et la recherche collaborative internationale du Japon pour soutenir le développement au Burkina (Jircas) ont un partenariat fructueux dans la conduite des activités de recherche sur les systèmes de production basés sur l’agriculture de conservation, dans les régions du Centre et de l’Ouest. Ces activités ont produit des résultats fort probants, notamment en matière de fertilisation; de protection de parcelles par des haies vives et de nouvelles variétés de semences. La collaboration entre chercheurs des deux structures a permis l’introduction, l’année dernière, de deux nouvelles variétés du niébé (haricot), augmentant ainsi la production de 100.000 tonnes en 1978 à 800.000 tonnes actuellement.

L’atteinte de ces résultats a nécessité des chercheurs burkinabè un recours à la technologie japonaise. Le pays du Soleil levant dispose en effet d’une longue expérience en matière de pratiques culturales. Les nouvelles variétés mises à la disposition des producteurs sont d’une amélioration génétique, des variétés à grosses graines et intermédiaires, résistantes aux maladies et tolérantes à la sècheresse. Les qualités de ces variétés suscitent des convoitises dans la sous-région selon les chercheurs.
L’autre technologie probante est l’utilisation des plantes de conservation. Cette technique consiste à couvrir le sol avec des résidus mais également diversifier les cultures à travers les rotations (associant des légumineuses à des céréales, par exemple). Selon le Dr Amadou Traoré, chercheur à l’Inera, les expérimentations ont montré que certaines plantes locales semblent prometteuses pour l’agriculture de conservation. Ces méthodes permettent l’utilisation de peu d’intrants par l’association des cultures avec les légumineuses qui ont pour propriété de fixer l’azote atmosphérique au sol pour l’enrichir. Mais, les acteurs devront axer un plan de la recherche sur un système intégré de gestion de l’eau, qui constitue la principale difficulté de la mise en œuvre des travaux de recherche.
La capitalisation de ces acquis et le renforcement des techniques de recherche ont fait l’objet d’un séminaire, le 16 septembre dernier, à Ouagadougou, entre chercheurs burkinabè et japonais.
Un protocole cadre signé, dans le cadre de cette collaboration, permettra d’approfondir les connaissances techniques des chercheurs et des producteurs burkinabè. Ce partenariat vise à faire face aux enjeux de sécurité alimentaire et à contribuer à l’augmentation des revenus des producteurs tout en limitant au maximum les impacts négatifs sur l’environnement.

 


 

Les axes de promotion de l’économie agricole : par Japon au Burkina

 

– Le projet d’appui à la promotion d’une agriculture orientée vers le marché, pour l’élaboration d’un schéma directeur pour la promotion des produits agricoles et la formulation de plan d’action et la mise en œuvre d’activités pilotes.
– Le projet de renforcement de la production de sésame. Ce projet s’exécutera à travers la diversification de semences améliorées, le renforcement des capacités des acteurs et celles de l’interprofession de la filière.
– L’amélioration de la sécurité alimentaire à travers un appui technique et financier pour la formulation de la stratégie nationale du développement du riz. L’intérêt est par ailleurs porté aux activités d’aménagement des bas-fonds et de renforcement de la résilience en milieu rural.

CD

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Numéro d'édition: 76

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