Investir dans l’Uemoa: le jackpot de Dubaï

• 19 milliards de dollars us d’engagement

• 88% de taux de mobilisation

• 6 mois pour transformer l’essai

Après une longue journée d’échanges entre les investisseurs, les institutions de l’Union et les partenaires, 16 des protocoles d’accord ont été signés marquant leurs intentions de s’associer aux chantiers du Per. (Présidence.bf)

Après une longue journée d’échanges entre les investisseurs, les institutions de l’Union et les partenaires, 16 des protocoles d’accord ont été signés marquant leurs intentions de s’associer aux chantiers du Per. (Présidence.bf)

L’opération conduite, à Dubaï, par les autorités communautaires dans le cadre de l’initiative «Investir dans l’Uemoa» a comblé les attentes. 16 projets sur 17 ont fait l’objet de signature d’un protocole d’accord. Le montant des intentions est de 19 milliards de dollars us, sur un total attendu de 21 milliards de dollars, soit 88% de l’objectif. Pour Yayi Boni, président de la conférence des chefs d’Etat, visiblement satisfait du résultat de la conférence internationale: «C’est comme un plan Marshall pour nous… et nous devons considérer ces projets comme des projets à caractère présidentiel car notre crédibilité est en jeu».

Six présidents sur 8 ont fait le déplacement de Dubaï, pour marquer la volonté et l’engagement des politiques dans la mise en œuvre de ce vaste chantier que représente le programme économique régional (Per).
Le porte-parole des chefs d’Etat a déclaré devant la presse, à propos du Per: «Ce qui nous manquait, c’était les infrastructures». Et pour concrétiser leurs ambitions, les responsables de l’Union ont dû donner des assurances à leurs interlocuteurs. Ils ont notamment mis en avant, le fait que la zone Uemoa est «secure» (sécurisée). Sa force réside essentiellement dans sa stabilité politique et économique, avec un taux de croissance des économies de l’Union oscillant entre 5 et 6% ces dernières années.
Au nom de ses pairs, Yayi Boni a tenu à rassurer les investisseurs en promettant que les engagements des Etats et de l’Union seront honorés. Le suivi sera «rapproché pour mener à bien ces projets», a-t-il déclaré. Christian Adovelande, le président de la Boad, a annoncé qu’au sein de son institution, bras financier du développement de l’Union, il a été déjà créé un département PPP pour suivre ces dossiers.
Toujours dans cette optique, un accord de partenariat stratégique a été signé entre l’Uemoa, la Boad et le cabinet londonien Gfcl pour créer une société chargée de la gestion de l’exécution des projets et des échéances et également pour continuer la recherche d’investissements étrangers directs pour les futurs projets de l’Union. Des garanties ont été également données à l’endroit des populations de l’Union qui attendent l’impact de la réalisation de ces projets dans leur vie au quotidien. Tirant leçons des opérations de levées de fonds précédentes, le protocole d’accord signé avec les investisseurs leur donne 3 mois renouvelables une fois pour concrétiser leurs intentions. A défaut, la commission se réserve le droit de recourir à d’autres investisseurs qui sont intéressés par ces projets. Autre aspect important du protocole d’accord, l’investisseur devrait apporter sur fonds propres 15 et 20% du montant du financement. Un partage des risques et surtout un critère pour garantir l’engagement de partenaires sérieux et crédibles. Le profil des intervenants aux projets d’infrastructures en dit long à ce sujet. (Voir encadré). Le programme économique régional est à sa deuxième phase et les projets qui sont dans son portefeuille tournent autour de la réalisation d’infrastructures routières, ferroviaires et de production d’énergie. Des projets d’aménagements agricoles sont également prévus. Après une longue journée d’échanges entre les investisseurs, les institutions de l’Union et les partenaires ont signé des protocoles d’accord qui marquent leurs intentions de s’associer aux chantiers du Per.


 

Les Emirats en force dans l’Union

Les investisseurs qui ont signé les protocoles d’accord à la fin de la conférence internationale de Dubaï sont:
– pour un engagement de 16 milliards Usd dans les projets ferroviaires et routiers dans l’ensemble de l’Union: Trojan Contracting Llp (partie de Royal Group, appartenant à H.H.Sheick Tahnoon bin Zayed al Nayan), avec la participation de Earth Capital.
– pour un engagement de 1,98 milliard Usd dans le secteur routier, la construction de ponts, d’aéroports et de centrales thermiques au Bénin, en Guinée Bissau et au Niger: Essar Project Ltd, UE, partie de Essar Group
– pour un engagement de 700 millions Usd dans le développement du port sec de Ferkessédougou en Côte d’Ivoire: Hasan Juma Backer Trading & Contracting Llc (Oman).

A.T

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Numéro d'édition: 75

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