Autoroute tronçon Bobo-Dioulasso/Frontière Côte d’Ivoire: un nouveau tracé, long de 158,7 km

• 2X2 voies large de 3,5 mètres chacune

• L’UEMOA a financé les études à plus d’un milliard FCFA

• Les bailleurs de fonds invités à financer la construction

Mathieu Lompo, DG de l’AGETIB, l’agence qu’il dirige est maître d’ouvrage délégué du projet d’autoroute Yamoussoukro/Ouagadougou. (Ph. DR)

Les officiels à la cérémonie d’ouverture, avec le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, Ollo Frank Hervé Kansié (2e à partir de la gauche). (Ph. DR)

Un nouveau tracé d’une distance de 158,7 km, telle est l’option prévue par le groupement d’études AIC PROGETTI-ACE/PAYO pour la construction du tronçon de l’autoroute Bobo-Dioulasso-Banfora/Frontière Côte d’Ivoire. Si le gouvernement burkinabè et les principaux bailleurs de fonds venaient à le valider, la construction va concerner deux lots distincts. Lot 1 : Bobo-Dioulasso-Banfora, longue de 77,6 km, et Banfora-Frontière Côte d’Ivoire, longue de 81,1 km, soit un total de 158,7 km. Ces informations techniques ont été révélées lors de l’atelier de restitution du rapport d’avant-projet détaillé des études techniques, économiques, d’impact environnemental et social, de mise en concession de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, tronçon Bobo-Dioulasso/Frontière Cote d’Ivoire (CU7B), long d’environ 200 km au Burkina Faso. Cette rencontre importante, qui concerne le dernier maillon manquant du grand projet autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, a eu lieu le 18 novembre 2021 à Bobo-Dioulasso. Pour ce qui est des études de faisabilité du tronçon Ouagadougou/Bobo-Dioulasso, long de 333 km, elles avaient déjà été réalisées et financées par le gouvernement burkinabè sur fonds propres. Mieux, l’Etat est entré en négociation avec des partenaires financiers pour le démarrage des travaux de la première section Ouagadougou-Koudougou.

5 échangeurs seront construits
Selon les consultants dudit rapport, à la date de l’atelier, toutes les études techniques, économiques, d’impact environnemental et social ont été réalisées. Le directeur du projet du groupement AIC PROGETTI-ACE, Francesco Di Pasquale Farina, a révélé que l’autoroute Bobo-Dioulasso-Banfora/Frontière Côte d’Ivoire serait construite en 2*2 voies de 3,5 mètres de largeur chacune et revêtue de béton bitumineux. Il est prévu la réalisation de 5 échangeurs sur le trajet, dont deux grands échangeurs à Bobo-Dioulasso et Banfora. Des péages modernes et éclairés à l’entrée comme à la sortie ; 12 passages supérieurs et inférieurs ; des aires de repos ; 26 ouvrages d’art et 206 dalots.

Plus de 4 milliards FCFA pour l’impact environnemental et social

La restitution du rapport a vu une forte participation des autorités administratives traversées par le projet et des structures rattachées. (Ph. DR)

La réalisation de l’autoroute Bobo-Dioulasso-Banfora/Frontière Côte d’Ivoire va créer des emplois directs et indirects et permettre la création des activités génératrices de revenus pour les femmes. Mais l’autre revers de ce projet est son impact environnemental et social à travers les personnes affectées par le projet (PAP), les champs agricoles et non agricoles, les pertes de forêts, les sites culturels, les habitations, etc. Un montant de 4.246.900.000 milliards FCFA a été évalué et alloué pour résorber ce préjudice.

Amélioration de la compétitivité régionale
L’autoroute va améliorer la compétitivité économique et faciliter les échanges commerciaux et agricoles du pays des Hommes intègres, dépourvu de mer vers la Côte d’Ivoire. Aussi, une fois l’autoroute achevée, elle réduira le temps du trajet et le coût du transport. Cet atelier a vu la participation des délégations de la Côte d’Ivoire et du Mali. Leur présence se justifie par le fait que le PAYO est un projet intégrateur entre les trois pays. L’autoroute ira de Ouagadougou à Yamoussoukro, Yamoussoukro à Bamako, et Bamako à Ouagadougou. Les études techniques, environnementales et sociales de ce projet intégrateur sont financées par l’UEMOA. Le directeur des infrastructures du département aménagement du territoire communautaire et des transports de la Commission de l’UEMOA, Aboubacar Sidiki Touré, a réaffirmé l’engagement de l’institution à rendre le projet viable au profit des populations. Selon le Secrétaire général du ministère des Infrastructures, Ollo Frank Hervé Kansié, le retard accusé par le Burkina Faso est dû au fait que le projet est « lourd », nécessitant la participation de plusieurs bailleurs de fonds. Les principaux bailleurs sont la Banque africaine de développement (BAD), le Japon, l’Union européenne et la Banque mondiale. Il a rappelé aussi le contexte sécuritaire.. o
Ambèternifa Crépin SOMDA

 

Encadré 1

1.291.500.000 FCFA, tel est le montant financé par l’UEMOA

Les études du tronçon Bobo-Dioulasso/Frontière Côte-d’Ivoire sont entièrement financées par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour un montant de 1.291.500.000 milliards FCFA.

 

Encadré 2

AGETIB, maîtrise d’ouvrage déléguée du PAYO

Il faut noter que le projet autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou (PAYO) a pour maîtrise d’ouvrage déléguée l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB et les études technico-économiques et environnementales confiées au groupement de bureaux d’études AIC PROGETTI/ACE.

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Numéro d'édition: 415

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