Mobilisation de recettes: un taux de 22,95% au premier trimestre 2021

• Contre 20,11% en 2020

• Bonne mobilisation des recettes internes

• Les dépenses courantes en baisse dans l’attente de la révision budgétaire 

La situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat indique que les recettes ont été collectées à hauteur de 495,86 milliards FCFA entre janvier et 31 mars 2021. Quant aux dépenses, elles ont été exécutées à 650,99 milliards FCFA sur la même date.

Cette situation a été présentée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) au gouvernement, le 16 juin 2021.  En rappel, les prévisions de recettes en 2021 sont de 2.160,97 milliards FCFA et de 2.651,77 milliards FCFA pour les prévisions de dépenses. Il ressort de cette situation, un niveau d’exécution correspondant à un taux de recouvrement de 22,95% des recettes de l’année.

La hausse des recettes en fin mars 2021 est tirée par l’augmentation des recettes internes (fiscales et non fiscales) durant la période.

Le taux d’exécution des dépenses est arrêté à 24,55%. Ce taux d’exécution des dépenses au premier trimestre 2021 n’est pas loin de la cible de 25%. Elle a été portée par les dépenses en capital, parce que les dépenses courantes sont en baisse. La baisse des dépenses courantes s’explique par la non-exécution du budget au premier trimestre, à cause des blocages suite à la nouvelle configuration du gouvernement. Ce retard sera rattrapé avec l’adoption de la loi de finances rectificative 2021.

Comparativement à 2020, d’une manière générale, on note une meilleure amélioration de l’exécution du budget 2021 au 31 mars 2021, comparé au budget 2020 à la même période.

En effet, en fin mars 2020, les recettes de l’Etat ont été mobilisées à hauteur de 449,10 milliards FCFA, soit un taux de réalisation global de 20,11%. Côté dépenses, sur une prévision annuelle initiale de 2.518,46 milliards FCFA, 576,77 milliards FCFA ont été exécutés au premier trimestre, soit un taux d’exécution de 22,90%.

Au 31 mars 2020, le Burkina Faso n’avait pas encore été fortement touché par la Covid-19, puisque c’est le 20 mars 2020 que le président du Faso a, dans son discours adressé à la Nation, pris des mesures de restriction.

Lesquelles mesures sont entrées en vigueur le 23 mars 2020. Toutefois, le Burkina Faso ressentait des effets de la Covid-19, parce que la Chine, son partenaire commercial privilégié, souffrait de la pandémie.

Les bons chiffres de l’économie nationale de janvier à mars 2021 sont la preuve de la résilience dont fait montre le Burkina Faso.

Les principaux indicateurs ont été obtenus en fin mars 2021, dans un contexte régional et mondial encore marqué par des incertitudes liées à la pandémie de la Covid-19, et dans un contexte national marqué par un climat sociopolitique postélectoral apaisé et un climat de poursuite des efforts dans la lutte contre le terrorisme.

Selon le bilan présenté par le MINEFID, au 31 mars 2021, l’épargne budgétaire et le solde global sont ressortis déficitaires, respectivement de 16,34 milliards FCFA et de 155,13 milliards FCFA. Au titre de la gestion de la trésorerie, les encaissements effectués au 31 mars 2021 se chiffrent à 936,39 milliards FCFA, comparativement à la même période en 2020, où il avait été encaissé 610,37 milliards FCFA. Quant aux décaissements, le montant effectué se chiffre à 798,95 milliards FCFA à fin mars 2021.

Les ministres ont été encouragés à poursuivre la mise en œuvre des recommandations proposées pour une meilleure exécution du budget exercice 2021 en matière de dépenses ordinaires et de recouvrement des recettes.

Elie KABORE

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Numéro d'édition: 397

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