Le présidium composé, de g à d, du conseiller technique du MID, Ezédine Boly, du Secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nacanabo, et du modérateur Ladji Bama. (Ph. Yvan Sama).

Suivi-citoyen des infrastructures routières: Le REN-LAC partage les résultats de sa mission de contrôle

Le présidium composé, de g à d, du conseiller technique du MID, Ezédine Boly, du Secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nacanabo, et du modérateur Ladji Bama. (Ph. Yvan Sama).

Dans le cadre de sa veille citoyenne, le Réseau national de Lutte anti-corruption (REN-LAC) a fait le contrôle d’un certain nombre de grands projets routiers du pays. Afin de partager les résultats de ces contrôles, il a organisé, le 27 avril 2021, un atelier de restitution du suivi-citoyen des projets routiers de l’Etat. Cette mission de contrôle a été réalisée en collaboration avec le ministère des Infrastructures et du Désenclavement (MID), sous le financement de la Banque islamique de développement. L’atelier s’est tenu au Conseil régional du Centre à Ouagadougou.

Le suivi-citoyen apparaît comme un regard externe critique du processus de mise en œuvre des infrastructures publiques depuis leur conception, le processus de passation des marchés, l’exécution, les mécanismes de contrôle, jusqu’à la réception et à  l’utilisation des infrastructures. Cette mission de suivi du REN-LAC est suscitée par plusieurs raisons.  Il s’agit, entre autres, des soupçons de corruption fondés ou non à différents niveaux (des attributions aux exécutions des projets d’infrastructures routières) et du constat de réalisations d’infrastructures dégradées avant leur réception. « Depuis trois ans, nous faisons des suivis-citoyens des infrastructures routières. Cela est parti du constat qu’il y a généralement des déceptions ou des dégradations après la réalisation.

C’est pourquoi, le REN-LAC, en collaboration avec le MID, suit les travaux routiers », expliquait le secrétaire adjoint à l’information et à la communication du REN-LAC, Harouna Ouédraogo.  Il poursuit que ces dernières années, les travaux du 11-Décembre ont été ajoutés à la mission de suivi. Le  conseiller technique du MID, Ezédine Boly, a remercié le REN-LAC pour ce partenariat gagnant-gagnant, car il permet au ministère d’améliorer la gouvernance dans le service.

L’objectif de cette mission de contrôle est de contribuer à l’amélioration des infrastructures routières réalisées par l’Etat. La démarche adoptée par le REN-LAC est l’exploitation documentaire et l’analyse des informations collectées sur les projets et le renforcement des capacités des points focaux.

Plusieurs infrastructures publiques ont été suivies en 2020 par le REN-LAC. Il s’agit, notamment, des travaux d’aménagement et de bitumage en cours  de la RN4 jouxtant le Centre hospitalo-universitaire (CHU)  Yalgado Ouédraogo, du bitumage de la route Manga-Zabré et de la route Kantchari-Diapaga-Tansarga-Frontière du Bénin en construction. A ces travaux routiers s’ajoute le suivi-citoyen  des réalisations effectuées dans le cadre du 11-Décembre 2020 à Banfora.

Plusieurs manquements observés

Cette mission de suivi-citoyen du REN-LAC a soulevé plusieurs manquements. Par exemple, pour le projet routier Manga-Zabré, le réseau fait cas d’une mauvaise fixation de certains panneaux lors de la sortie de terrain. En ce qui concerne les travaux du 11-Décembre 2020, il dénonce une faible communication du contenu des travaux à réaliser. La plupart des citoyens n’étaient pas informés des types d’infrastructures, du nombre de kilomètres de bitume prévu, des infrastructures d’assainissement ainsi que les travaux connexes à réaliser. Il y a également une insuffisance d’implantation des panneaux de signalisation dans les villes comme Banfora, Sindou et Niangoloko. Quant à l’aménagement de la RN4 jouxtant le CHU Yalgado Ouédraogo, le REN-LAC dénonce le non-respect du délai d’exécution de cette route. Théoriquement, les travaux étaient censés prendre fin le 31 décembre 2017. Il faudra donc tirer toutes les leçons possibles de ce projet routier afin d’anticiper d’éventuels cas similaires auxquels l’Etat viendrait à faire face. Pour Harouna Ouédraogo, le REN-LAC a fait des recommandations à l’endroit des autorités compétentes afin d’améliorer les infrastructures routières.o

Issouf TAPSOBA (Stagiaire)

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Numéro d'édition: 390

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