Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a visité l’unité de production de jus Delicio. (DR)

Semaine de l’industrie burkinabè : Développer les filières porteuses

• Bétails –viande, coton-textile, carrière et matériaux de construction

• Faire du Burkina, un pays industriel d’ici 2023

• Un début d’implémentation de la stratégie nationale d’industrialisation

La Semaine de l’industrie burkinabè est à sa deuxième édition avec pour thème «Promotion d’une industrialisation durable en Afrique de l’Ouest : quelle place pour l’industrie burkinabè dans le développement des chaînes de valeurs sous-régionales ?»
La cérémonie de lancement de cette Semaine qui a porté sur le thème a été animée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré. Lors de son discours inaugural, celui-ci a présenté la vision de son ministère sur le changement de paradigme induit par la stratégie nationale d’industrialisation et les nouvelles dispositions commerciales au Burkina Faso. En rappel, cette stratégie nationale d’industrialisation a été adoptée en avril 2019, dont le lancement officiel est intervenu le 22 juillet 2019 à Bobo-Dioulasso.

Chaîne de mise en pack de l’usine Delicio sous la surveillance d’une employée. (DR)

Selon le ministre du Commerce, Harouna Kaboré, «la vision de la stratégie nationale d’industrialisation du Burkina est qu’à l’horizon 2023, le Burkina Faso dispose d’un secteur industriel dynamique, compétitif et durable qui accroît sa contribution à la transformation structurelle de l’économie nationale».
La mise en œuvre de cette stratégie devrait permettre de rendre plus attrayant le climat des affaires au Burkina Faso, et pour ce faire, elle s’appuie sur cinq axes stratégiques. Il y a notamment, l’amélioration du cadre juridique, institutionnel et organisationnel d’appui à l’industrie; l’appui à l’élaboration et au développement des projets industriels; la consolidation du tissu industriel existant par la modernisation des installations; l’appui à l’amélioration de l’offre de financement du secteur industriel et le développement des infrastructures durables.

L’Etat burkinabè a amorcé la procédure d’industrialisation
Le ministre du Commerce, Harouna Kaboré, a rappelé que la stratégie nationale d’industrialisation connaissait déjà un début d’implémentation. Non seulement avec l’élaboration et l’adoption du Plan d’industrialisation accéléré (PIA) d’un coût global de 3.423 milliards FCFA, dont 823 milliards pour les investissements dans les outils industriels et 2.600 milliards dans les infrastructures de soutien. Ce plan vise notamment, à développer les filières porteuses que sont les filières bétails –viande, coton-textile, carrière et matériaux de construction.
Mais aussi avec la formulation du programme «une région, une unité de transformation agro-industrielle» qui vise à doter chaque région d’une unité de transformation agro-industrielle moderne. Outre cela, il y a la formulation et la mise en œuvre de l’initiative de renforcement du capital productif des PME dans les 13 régions et dont la première phase devrait permettre de toucher 130 PME, soit 10 PME par région pour un montant total de 866 millions mobilisés auprès du secteur privé national.
La filière anacarde n’est pas en reste avec, notamment, la formulation d’une initiative en vue d’accompagner les acteurs nationaux de la filière et de transformer localement 45 % de la production.
Le ministre du Commerce a, par ailleurs, affirmé qu’environ 195 milliards FCFA avaient été injectés dans la politique du consommons burkinabè. Selon lui: «Plus de 400 motifs en plus du Faso Danfani ont été brevetés et toute contrefaçon sera saisie». En ce qui concerne la lutte contre la fraude, il a rappelé que des millions de bouteilles et de sachets avaient déjà été saisis, avant d’ajouter que «dans la lutte contre la contrefaçon et la fraude, il faut tarir les sources».

Rachid OUEDRAOGO
(Collaborateur)


Une visite à l’usine Delicio

En marge de la Semaine de l’industrie burkinabè, le ministère du Commerce a organisé un déjeuner de presse suivi de la visite de l’unité industrielle Delicio, le 18 novembre 2019 à Koubri. Cette unité de production de jus de fruits naturels travaille essentiellement sur les fruits locaux, notamment, le tamarin, la goyave, la mangue, la papaye, le gingembre. Avec un personnel estimé à environ 80 personnes, cette unité a une capacité de production de 1.850 packs à l’heure. Cependant, les difficultés sont liées à l’approvisionnement de certains fruits saisonniers. Delicio a pour perspective à moyen terme, faire la production de purée afin de produire en toute saison.

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Numéro d'édition: 321

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