Et après ?

Les forces du mal ont encore frappé. A Oursi d’abord, où la rumeur de l’attaque du détachement a fait fuir une partie de la population. Puis le 6 novembre dernier à l’Est du pays, où un convoi sécurisé de la mine de Boungou est tombé dans un guet apens meurtrier. Plus d’une quarantaine de victimes. Un réveil brutal dans une région qu’on a cru plus ou moins pacifiée depuis l’opération Otapoanu. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Personne ne l’a vu venir. Cette attaque est un revers pour tous. Elle met à nu notre réseau d’information et d’alerte citoyen.

Les populations, malgré les menaces, devraient pouvoir renseigner les FDS sur le moindre mouvement ou regroupement suspect. Reste à ces dernières de mettre en place un dispositif opérationnel, pourquoi pas un PC spécial, si ce n’est pas encore le cas, pour recevoir et traiter ce genre d’informations pour agir en conséquence. Une urgence si l’on veut être capable d’anticiper les attaques ou à défaut, de mieux les contrer. C’est une question de vie ou de mort. Si on perd cette bataille de l’information et du renseignement, bien des choses seront compromises. Et c’est ici que l’on a besoin de plus de volontaires.
Espérons que le deuil national décrété par le président servira d’introspection, pour un réarmement moral patriotique. Car nous sommes tous des cibles et à découvert.

Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 319

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