Des élèves en plein tournage . (DR)

Clap en herbe : Initiation aux métiers du cinéma

• Une alternative contre le chômage

• La nécessité d’adapter le système éducatif

• Un projet miné par les difficultés financières

L’éducation est le moteur du développement d’un pays, car elle assure la relève de la nouvelle génération. Au pays des Hommes intègres, le système éducatif suscite de nombreuses interrogations et semble avoir besoin d’être réadapté. En témoigne non seulement la construction des lycées scientifiques dans certaines régions du Burkina Faso par le gouvernement, mais aussi le nombre croissant de candidats aux concours d’entrée dans la Fonction publique. Il s’avère plus que jamais nécessaire de mettre à jour dans les lycées et collèges, des formations spécifiques dans les domaines des métiers. C’est sans doute dans cette logique que «Media Afrique», à travers son promoteur, Omar Kaboré, a initié le projet «Clap en herbe». Ce projet est un ensemble de formations donné à des élèves des lycées et collèges. Les domaines de formation concernent 8 corps de métiers du cinéma, à savoir  l’écriture de scénario, la réalisation, le cadrage, la prise de son, le montage, la lumière.

Promoteur du «clap en herbe», Omar Kaboré souhaite rehausser le niveau du cinéma burkinabè en préparant la jeune génération. (DR)

Selon le promoteur, «l’inscription est volontaire et l’enseignement est basé sur le bénévolat». Cette situation témoigne de la volonté des acteurs du monde du cinéma d’assurer la relève.
Le projet «Clap en herbe» est financé sur fonds propres. Il consiste à installer au sein de chaque établissement, un club cinéma, avec des monteurs, des réalisateurs, des acteurs et des cadreurs. A l’issue de 3 mois de formation, Omar Kaboré et son équipe, dans l’objectif d’encourager les élèves, organisent une compétition de court métrage appelé «le clap en herbe».
Une compétition qui est primée. Ce dernier espère que des Etalons d’or sortiront des jeunes élèves formés aux métiers du cinéma. Un projet qui, selon Omar Kaboré, permettra aux jeunes élèves de s’intéresser aux métiers du cinéma et d’en faire leur passion. Il a, par ailleurs, confié que cela pourrait aider à lutter contre le chômage, en ce sens que les élèves formés pourront être recrutés par des médias ou autres structures dans le cadre du montage et du cadrage ou créer leur propre structure.

Les difficultés financières comme handicap
Cependant, compte tenu du manque de financement, le projet se trouve confronté à des difficultés sur le plan financier et matériel. Pour ce qui est des formateurs, le promoteur et son équipe font dans le bénévolat, car ils estiment qu’il est de leur devoir de transmettre aux autres ce qu’ils savent faire le mieux.
Par ailleurs, le FESPACO, en sa qualité de partenaire, prête notamment, une salle aux élèves et apprentis cinéastes pour leurs formations, ils ont aussi à leur disposition la médiathèque pour mieux illustrer leurs formations. L’ambition du promoteur est d’étendre le projet aux autres provinces du Burkina Faso, afin de donner la chance à beaucoup de jeunes de se former dans les métiers du cinéma. Pour rendre hommage aux grandes figures du cinéma, le promoteur a attribué leur nom aux différents prix. Ainsi donc, le meilleur film est intitulé clap Idrissa Ouédraogo, celui du meilleur réalisateur, c’est le clap Gaston Kaboré.

Rachid OUEDRAOGO (Collaborateur)


Adapter la politique sur l’enseignement

La Politique nationale-Enseignement et formation technique et professionnelle (PN-EFTP) est le référentiel au Burkina Faso .On entend par EFTP, toutes les voies professionnelles qui mènent à l’acquisition d’une première qualification débouchant sur un emploi (formation préprofessionnelle, professionnelle élémentaire ou professionnalisante et professionnelle post- primaire initiale) ainsi que celles qui permettent le maintien de la qualification ou son amélioration (formation professionnelle continue et perfectionnement). Insérer dans les curricula, la formation aux métiers du cinéma pour créer des vocations et de nouveaux débouchés pour les jeunes.

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Numéro d'édition: 319

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