Dossier

Farhat Bouazza : Ce qu’il garde du Burkina

A l’occasion de la cérémonie d’hommage que lui a accordée le ministre des Affaires étrangères, nous avons pu arracher quelques mots à l’ex ambassadeur du Maroc au Burkina, Farhat Bouazza, sur ce qu’il retiendra définitivement du Burkina. Voici sa réponse…
L’Economiste du Faso : Au moment où vous quittez le Burkina, quel message aux Burkinabè ?
Farhat Bouazza (ex ambassadeur du Maroc au Burkina): De rester le peuple qu’il a toujours été: ouvert, tolérant et hospitalier. Ces qualités qui ont toujours facilité le vivre ensemble des Hommes intègres sont et resteront le rempart contre toutes les formes de manipulations ou de tentatives de déstabilisation, que leurs origines soient de nature terroriste, politique ou tout simplement, criminelle

Vous avez vécu les heures chaudes de la Transition, celles du coup d’Etat et les élections, qu’en retenez-vous ?
Je retiens surtout la rapidité avec laquelle l’apaisement prend le pas sur la surenchère et l’intransigeance. D’autres pays confrontés à des situations similaires ont mis des années avant de retrouver une situation normale. Je retiens également la belle leçon de démocratie que les Burkinabè ont donnée au monde avec les élections couplées dont les résultats ont été acceptés par tous.

Quel est votre meilleur souvenir?
L’annonce de la fin de la tentative du coup d’Etat et l’action des autorités coutumières et religieuses qui a grandement contribué à éviter un bain de sang.

La personnalité qui vous a le plus marqué…
L’écrivain marocain, Tahar Ben Jelloun, a dit que «le temps est le meilleur bâtisseur de l’amitié», et en huit ans passés au Burkina, le temps ne m’a pas manqué pour me faire de nombreux amis dans tous les milieux. Aussi, pour ne pas fâcher les vivants, je citerais Salifou Diallo, Arba Diallo et Youssouf Ouédraogo.

Quel est votre plat burkinabè préféré ?
-Le poulet braisé bien sûr!

Comment voyez-vous l’avenir des relations entre les deux pays ? Plus économiques que politiques ?
Les relations entre les deux pays ne sauraient se résumer à ces deux volets. Sans de bonnes relations politiques qui facilitent la signature des accords et conventions, il ne pourrait pas y avoir de relations économiques ou d’investissements.
De plus, les liens qui existent entre les deux pays comprennent, et c’est le plus important à mon sens, une dimension humaine et solidaire qui a toute sa spécificité.

Vous rentrez définitivement au pays, d’autres missions vous y attendent ?
Comme j’ai atteint l’âge de la retraite, les seules missions qui m’attendent sont celles que je m’assignerai à moi-même, et contribuer au renforcement des relations maroco-burkinabè en fera toujours partie.

F.W

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