Coopération Luxembourg/Burkina : Plus de 17 millions d’Euros alloués en 2016

• L’environnement, l’éducation, l’enseignement comme secteurs clés

• Du Programme indicatif de coopération (PIC II) 2017-2021

 

En 2016, le Luxembourg a alloué 17.696.343,84 € au Burkina Faso au titre du Programme indicatif de coopération. Ces chiffres figurent dans le rapport annuel 2016 du ministère de la Coopération et de l’Action humanitaire, présenté le 26 juin 2017. Celui-ci renseigne en détail sur l’utilisation des crédits de l’Aide publique au développement (APD) luxembourgeoise et le Fonds de la coopération au développement (FCD). Et cette année, le Grand-Duché a fait fort. Il a été, en 2016, le 2e contributeur le plus généreux en aide publique au développement parmi les pays membres de l’OCDE, juste après la Norvège.


En ce qui concerne les relations bilatérales entre le Luxembourg et le Burkina Faso, elles ont été marquées par des dialogues de haut niveau.
En tant de président de la Troïka des Partenaires techniques et financiers (juin 2015 – juin 2016), le Luxembourg a pris part à des échanges réguliers dans le cadre de l’indentification du troisième Programme indicatif de coopération entre le Luxembourg et le Burkina Faso pour la période 2017-2021 (PIC III). En effet, «le deuxième Programme indicatif de coopération (PIC II), initialement prévu pour la période de 2008 à 2012 et prolongé à deux reprises, a pris fin en décembre 2016. Le processus d’identification du PIC III entre le Luxembourg et le Burkina Faso pour la période 2017-2021 a donc été lancé début 2016 et a conduit à la signature du document le 21 novembre 2016, peut-on lire dans le rapport. Et, afin de capitaliser les acquis du PIC II, la troisième phase prévoit d’axer sa stratégie de coopération sur les secteurs tels que la gestion durable des ressources naturelles, l’éducation, l’enseignement et la formation technique et professionnelle, et les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Contribution au PNDES
Dans le cadre de son mandat en tant que structure de coordination et de dialogue des partenaires techniques et financiers avec le gouvernement burkinabè, le Luxembourg a aussi pu suivre de près l’élaboration du nouveau Plan national de développement économique et social (PNDES), adopté le 20 juillet 2016. «La prolongation du PIC II jusqu’à la fin 2016 et le processus d’identification du PIC III pendant les premiers mois de l’année 2016 auront permis un alignement parfait sur ce nouveau référentiel unique pour le développement du Burkina Faso», explique le rapport de coopération. Il faut aussi ajouter que lors de la conférence des partenaires du Burkina Faso pour le financement du PNDES qui s’est tenue à Paris du 7 au 8 décembre 2016, le Luxembourg a retracé l’appui de la Coopération luxembourgeoise en faveur du Burkina Faso pour les cinq prochaines années. Ainsi, en sus des 60 millions d’Euros réservés au PIC III, 22,3 millions d’Euros seront alloués à la mise en œuvre du programme BKF/021, projet d’appui au développement des technologies de l’information et de la communication (TIC), dont le protocole d’accord a été signé en marge de la conférence.L’année 2016 a aussi été riche en visites officielles avec notamment la mission du ministre Romain Schneider fin février au Burkina Faso et la visite de travail du président Kaboré au Luxembourg en juin.

NK


Les pays partenaires

Le rapport annuel présente la coopération au développement avec les 7 pays partenaires du Luxembourg (Burkina Faso, Cap-Vert, Mali, Niger, Sénégal, Nicaragua, Laos). L’année 2016 a été une année charnière pour la Coopération luxembourgeoise avec le démarrage d’une nouvelle génération de Programmes indicatifs de coopération (PIC) dans lesquels la concentration sectorielle est encore renforcée dans les domaines d’expertise de la Coopération luxembourgeoise que sont la santé, l’éducation et la formation professionnelle ou encore le développement rural et local.
En Asie et en Amérique centrale, 2016 était l’année de la sortie effective de la Coopération luxembourgeoise du Vietnam et du Salvador qui ont atteint le statut de pays à revenus moyens. Ces deux pays ne disposent donc plus de PIC, mais certains projets y sont poursuivis afin de consolider les acquis et de favoriser l’établissement de liens qui vont au-delà de la coopération au développement.
Des projets continuent également d’être mis en œuvre dans un nombre limité de pays dans lesquels la Coopération luxembourgeoise est active depuis bon nombre d’années, dû notamment à leur statut particulier. Il s’agit du Kosovo, de la Mongolie, du Myanmar, des Territoires palestiniens occupés et de l’Afghanistan.


Petites et moyennes entreprises : La BAD appelle à augmenter les prêts

A l’occasion de la Journée des Micro, petites et moyennes entreprises (MPME), célébrée le 27 juin dernier, la Banque africaine de développement (BAD) a appelé les marchés financiers à augmenter les prêts à taux abordable et à procurer des outils financiers diversifiés et innovants aux micro, petites et moyennes entreprises africaines.
Pour répondre aux besoins des MPME d’Afrique, les établissements de crédit devraient accroître leurs prêts de 135 milliards de dollars EU au moins.
La BAD a souligné que ce sont les sociétés comptant moins de vingt employés et affichant moins de cinq années d’expérience qui procurent le plus d’emplois dans le secteur formel en Afrique.
Industrialiser l’Afrique est d’ailleurs l’une des Cinq grandes priorités (Top 5) que la Banque africaine de développement s’est assignées pour le développement du continent.
«La culture entrepreneuriale est dynamique, avec 80 % des Africains qui perçoivent l’entrepreneuriat comme une bonne perspective de carrière. Le continent a le plus fort pourcentage au monde d’adultes créant ou dirigeant une nouvelle entreprise, mais souvent dans des secteurs où la productivité reste faible. Les nouvelles stratégies d’industrialisation doivent s’efforcer de miser sur ce dynamisme et cibler les entreprises privées à croissance rapide qui ont le potentiel de créer des emplois de qualité», a déclaré Akinwumi Adesina, président du groupe de la Banque africaine de développement.
Selon l’ONU, les MPME représentent 90 % environ de l’activité économique mondiale et sont en première ligne pour adopter des technologies transformatrices et de nouveaux modèles économiques.
En 2016, la BAD a offert des services financiers à 156.000 particuliers propriétaires-exploitants et MPME par le biais d’intermédiaires financiers, répondant ainsi à une contrainte majeure en matière de création et de développement des entreprises.
La banque est également en train de procéder au lancement d’un certain nombre de nouveaux programmes conçus pour permettre à l’Afrique d’atteindre ses objectifs d’industrialisation.
Toujours en 2016, la banque a procédé au lancement de «Fashionomics Africa» («Économie de la mode»), une initiative qui a pour but d’accroître la participation de l’Afrique dans la chaîne d’approvisionnement de l’industrie textile mondiale. Fashionomics Africa entend notamment épauler le développement des MPME opérant dans l’industrie du textile-habillement et des accessoires de mode en Afrique, en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes et des jeunes.
Les MPME sont capitales pour atteindre les Objectifs de développement durable, s’agissant notamment de promotion de l’innovation, de la créativité et d’un emploi décent pour tous.
Mais de meilleures politiques sont nécessaires pour les aider à accroître leur productivité et leurs revenus, grâce aux programmes de microfinance et d’enseignement en Afrique.
Le continent doit également valider les compétences acquises dans le secteur non formel, grâce à un système de certification.

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Numéro d'édition: 213

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