Bintou Diallo, directrice de l’API-BF. (DR)

PNDES  : L’Api-Bf au contact des investisseurs à Casablanca

L’Agence de promotion des investissements au Burkina (Api-Bf) était au rendez-vous du 5e Forum international Afrique développement afin d’amener les hommes d’affaires à investir au Burkina Faso. Elle est l’organe national chargé de promouvoir le développement de l’investissement privé et joue un rôle de mise en relation entre les opérateurs économiques burkinabè et étrangers, en présentant les potentialités qu’offre le pays en termes d’investissements. L’Economiste du Faso a rencontré à Casablanca la directrice de l’agence, Bintou Diallo, afin d’avoir plus de détails sur le type d’investisseurs recherchés pour la mise en œuvre du Pndes.

L’Economiste du Faso: Quels sont les axes prioritaires d’investissement au Burkina Faso ?
Bintou Diallo, directrice de l’API-BF: Nous avons 5 secteurs prioritaires qui ont été définis par le gouvernement et qui sont l’agriculture et l’agro-business, les mines et l’énergie, les infrastructures, la santé, l’éducation et les tic. Les projets clés sont aux nombres de 83, définis par le pndes. Sur les 83 projets, il y a une vingtaine qui est prioritaire, c’est le cas de l’agriculture où nous recherchons des investisseurs dans le coton pour la culture et la transformation. En ce qui concerne le domaine des mines et de l’énergie, nous avons déjà de gros partenaires qui sont installés. Nous allons donc travailler dans le but de plus de transformation dans le domaine des mines et de l’énergie, afin de pallier l’insuffisance de l’énergie. Au niveau du tourisme, nous envisageons des infrastructures de tourisme, la construction de complexes hôteliers, le développement du safari, etc. Au niveau des infrastructures de la santé et de l’éducation également.

Quel type d’investisseurs recherchez-vous ?
Le type d’investisseurs dépend du type de projets que nous avons. Nous avons les investisseurs nationaux qui sont à la recherche de partenariats avec l’étranger. Nous avons des investisseurs étrangers qui souhaiteraient s’installer au Burkina Faso. Ce sont des partenariats public-privé que nous privilégions. Il n’y a pas de contrainte légale, car les investisseurs étrangers sont logés à la même enseigne que les investisseurs nationaux. Nous avons 4 types de régimes incitatifs. Tout dépend du chiffre d’affaires qu’on souhaite apporter.
Il y a des rabais fiscaux, des exonérations de droits de douanes, aussi des exonérations fiscales et bien d’autres, pour faciliter l’installation des investisseurs. Au niveau de notre agence, nous avons une direction de la facilitation des investissements dont le rôle est d’accompagner l’investisseur du début jusqu’à la fin de son installation, en facilitant toutes les formalités administratives à travers la Maison de l’Entreprise où il existe un guichet unique. Aussi, il existe un service de suivi des inventeurs qui est chargé de veiller au montage des dossiers afin de pouvoir bénéficier des différentes exonérations.
L’agriculture et l’agro-business sont des secteurs très importants pour le Burkina Faso.

Quelles sont les stratégies mises en place pour les développer ?
Le Burkina est le premier producteur de coton de la sous-région. Et c’est la fierté du pays.
Nous travaillons à accentuer la transformation de ce coton sur place, car très peu est transformé. Il faut monter dans la chaine de valeur.
Nous sommes en train d’aménager à peu près 23.000 hectares que nous mettrons à la disposition des investisseurs qui sont intéressés soit par la culture du coton ou tout autre produit de l’agriculture comme le sésame, le karité, et de créer des unités de transformation au niveau de la chaine.
Les mesures spécifiques pour ces investisseurs sont celles qui vont accompagner le Pndes dans un premier temps, mais il y a aussi des mesures qui existent déjà dans le Code des investissements, en fonction des niveaux d’investissements mis en place.
Nous sommes prêts à accompagner tous les investisseurs qui le souhaitent et nous les invitons tous à prendre part à ce vaste projet de développement économique qu’est le Pndes.

Germaine Birba


Accord entre Api-Bf et Attijariwafa Bank

L’Api-Bf et le groupe Attijariwafa Bank ont signé une convention le 16 mars dernier à Casablanca. Les domaines de collaboration de l’API-BF et du groupe Attijariwafa Bank s’étendent aux aspects suivants: échanges d’informations ; promotion de l’investissement au Burkina Faso ; développement d’un dispositif de soutien aux investisseurs ; mise à la disposition de l’API-BF de toutes informations, supports ou documentations visant à vulgariser les outils et mécanismes de financement développés par le groupe Attijariwafa Bank.
Dans ce sens, le groupe Attijariwafa Bank pourra diffuser de manière régulière l’ensemble des supports susceptibles d’améliorer et de mettre à jour la connaissance par l’API-BF sur des produits de la banque.
De son côté, l’API-BF s’engage à partager avec le groupe Attijariwafa Bank sa vision du développement du tissu économique du Burkina Faso (secteurs prioritaires, secteurs à fort potentiel, etc.), la présentation au groupe et/ou à la CBAO Burkina Faso, filiale Attijariwafa Bank, des projets structurants des principaux secteurs d‘activités jugés prioritaires ; la mise du groupe et/ou la CBAO Burkina Faso en relation avec des partenaires porteurs de projets d’investissements jugés fiables et la promotion de l’image et d’une meilleure connaissance du groupe dans le milieu des investisseurs burkinabè.

Commentaires
Numéro d'édition: 198

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.