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Ag du Scimpex : 2014, une année difficile

Quelques trois mois après leur première rencontre post-insurrection, les membres du Syndicat des commerçants importateurs et exportateurs du Burkina (Scimpex) étaient encore réunis le 1er avril 2015. Bilan des activités au cours de l’année 2014, situation des comptes, renouvellement du bureau et perspectives étaient à l’ordre du jour de cette Ag.

Du bilan moral de l’année, il ressort que 2014 a été difficile pour les membres du Scimpex. Cette difficulté repose essentiellement sur l’attentisme observé dans les investissements sur une majeure partie de l’année, en raison d’une situation politique non rassurante et potentiellement explosive.
Au total, 5 sociétés membres du Scimpex ont été touchées par les saccages et pillages lors de l’insurrection de fin octobre 2014. Il s’agit de la Sodibo (Société de distribution des boissons), Bolloré Africa Logistics, Watam Kaizer, Burkina Equipements, Total Burkina. Pour le Scimpex, l’année 2014 a été également marquée par des rencontres de concertation et d’échanges avec des personnalités. Le syndicat a également honoré sa représentation dans plusieurs conseils d’administration dans des structures administratives, dans des missions et dans des cadres de réflexions. Au chapitre du renouvellement du bureau, les mêmes responsables ont pratiquement été reconduits à leurs postes. Des responsables, affectés par leurs entreprises hors du Burkina, ont juste été remplacés par leurs successeurs. Lassiné Diawara a été reconduit à la tête de cette organisation, dont la création date de 1959 à Bobo-Dioulasso et 1960 à Ouagadougou. Il a comme premier vice-président, Arnaud Maisonobe, nouveau Pdg de Cfao Motors. Ce même bureau comprend Eric Dupuis, nouveau Dg de Bollooré Africa Logistics au poste de Trésorier, Ambroise Balma de Watam Kaizer, Jean louis Serre-Combe, Ziad Azar, etc.
Pour le président Diawara, les défis prochains sont, entre autres, «donner plus de visibilité aux actions du Scimpex pour en faire une force de propositions.» Il souhaite aussi travailler à lever des goulots d’étranglement comme la fiscalité (impôts, douanes).

Karim GADIAGA


Lassiné Diawara sur situation nationale

«L’analyse de la situation aujourd’hui nous fait dire qu’il y a eu quelques améliorations. Quand nous tenions notre dernière réunion, il y avait un montant de la dette intérieure qui n’était pas du tout payé, alors qu’au cours des mois de janvier-février une bonne partie de la dette intérieure a été réglée. Cela a donné une bouffée d’oxygène aux entreprises et beaucoup d’espoir dans la reprise des activités. Seulement, en période de transition, avec des élections en vue, les projets d’investissement dans les entreprises sont un peu gelés. Ainsi, les entreprises essaient de se concentrer sur un fonctionnement courant en espérant que pendant l’année 2015, les choses s’amélioreront. Nous comptons relancer encore le ministre des Finances sur le paiement de la dette intérieure parce que nous sentons quelques ralentissements ces derniers temps.
Il y a eu pour le moment des rencontres directes avec les autorités politiques et administratives pour poser un certain nombre de problèmes. Il faudrait qu’on puisse, comme les autorités l’ont promis, tenir la rencontre Etat-Secteur privé, qui permet donc d’exposer sans langue de bois les préoccupations du secteur privé et attendre les réponses que le Gouvernement peut bien nous donner».

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