Aide publique au développement : 574 milliards de FCFA reçus en 2013

• 89,74% de dons contre 10, 26% de prêts

• Le financement des ONG a baissé

• La Banque mondiale et les Usa, principaux bailleurs de fonds

Tab1En 2013, le Burkina a bénéficié de l’appui des partenaires techniques et financiers d’un montant de 1.148,14 millions de dollars Us (environ 574,070 milliards de FCFA) pour la mise en œuvre de ses actions de développement. Cette contribution représente 9,91% du Pib et est en diminution de 1,26% comparativement à celle de 2012 où 1.162,58 millions de dollars Us avaient été reçus.

Cette baisse est imputable à la diminution des versements reçus au titre de l’appui budgétaire général et de l’aide alimentaire, note le Rapport sur la coopération pour le développement (Rcd) 2013 (octobre 2014) publié par la Direction générale de coopération décentralisée (Dgcoop).
L’analyse des différents types d’aides relève qu’ils se répartissent en dons et en prêts. Les dons se chiffrent à 1.030,31 millions de dollars Us (environ 515 milliards de FCFA), soit 89,74% de l’aide, en nette hausse de 6,16% par rapport à 2012.
Quant aux prêts, ils s’élèvent à 117,84 millions de dollars Us, (environ 58,9 milliards de FCFA), soit Tab210,26% de l’Aide publique au développement (Apd). Ce montant est en baisse de 38,73% par rapport à 2012 où 192,34 millions de dollars Us ont été reçus.
Le rapport indique que dans la répartition de l’Apd, la plus grosse part revient à l’aide-projet (793,11 millions de dollars Us). Suivent ensuite l’appui budgétaire (256,13 millions de dollars Us), l’aide alimentaire et l’assistance et secours d’urgence.
Sur le plan sectoriel, les 5 bénéficiaires de l’Apd sont connus. Il s’agit de l’aide-programme et l’aide sous la forme de produits (17,82%), l’agriculture (12,54%), la santé (11,81%), la distribution d’eau et assainissement (7,66%) et le transport entreposage (7,45%).
Mais d’où proviennent les financements ?
Le rapport renseigne que les financements provenant des partenaires multilatéraux (574,87 millions de dollars Us) ont connu une baisse de 8,38% comparativement à 2012. Le financement des Ong a aussi connu une baisse estimée à 14,46% entre les deux années. Heureusement que la contribution des partenaires bilatéraux (539,97 millions de dollars Us), qui a augmenté de 8,76%, a permis de combler le manque à gagner.
Le plus gros contributeur au cours de l’année 2013 serait la Banque mondiale en termes de prêts, avec 47,42 millions de dollars Us, soit 40,24% des prêts, tandis que les Etats-Unis d’Amérique occupent la première place en matière de dons (160,18 millions de dollars Us) en 2013.
Les résultats ci-dessus exposés ont été enregistrés dans une situation économique et sociale marquée par un léger ralentissement de l’activité économique mondiale. En effet, la croissance économique mondiale s’est établie à 3% en 2012, en décélération de 0,2 point par rapport à 2012. Mais au Burkina Faso, la bonne campagne agricole 2012-2013, la situation des finances publiques marquée par une amélioration des recettes propres, la maitrise du déficit, etc. sont autant d’éléments qui ont milité en faveur du pays.
L’aide publique au développement constitue une importante source de financement des politiques publiques.
Elle est en hausse d’année en année au Burkina Faso puisqu’entre 2004 et 2013, elle est passée de 629 millions de dollars Us à 1.148,14 millions de dollars Us. Cependant, on observe que malgré cette tendance à la hausse, l’impact de l’aide sur le niveau de vie des populations n’est pas visible. Le Burkina Faso reste un des pays les plus pauvres au monde avec 43,9% de taux de pauvreté en 2010 et occupe le 181e rang des pays les plus pauvres selon l’indice de développement humain durable 2013 publié par le Pnud.
Cette situation a amené le Burkina Faso à trouver des stratégies en vue d’accroitre l’efficacité de l’aide et celle de la coopération au développement d’une manière générale.
Aussi s’attèle-t-il à assurer une meilleure coordination de l’aide à travers, entre autres, l’élaboration d’un rapport annuel sur la coopération au développement. Cela participe non seulement à la transparence de l’utilisation de l’aide et du devoir de redevabilité, mais aussi constitue un outil de décision.

Joël BOUDA


 

Qui finance le Faso ?

Les 5 principaux pourvoyeurs de dons en 2013 se nomment les Etats-Unis, l’Union européenne, la Banque mondiale, le système des Nations-Unies et la Suède. Quant aux 5 principaux pourvoyeurs de prêts en 2013, nous avons la Banque mondiale, le groupe Bad/Fad, la Boad, le Fmi et la Bid. L’aide multilatérale est principalement fournie par la Banque mondiale, l’Union européenne, les Nations-Unies, etc. tandis que l’aide bilatérale est l’œuvre des Etats-Unis, la Suède, la France, les Pays-Bas, le Japon, le Danemark, l’Allemagne, la Suisse, le Canada et Taiwan.

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Numéro d'édition: 97

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