Journées nationales de la Qualité: Bobo-Dioulasso, quartier général des qualiticiens

• Le Burkina et la Relance post Covid-19
• Quels outils de qualité et de productivité pour y arriver ?

C’est parti pour les 31e Journées nationales de la qualité (JNQ). Le ministre de l’industrie du commerce et de l’artisanat, Harouna Kaboré a ouvert les portes des JNQ le 29 septembre 2021. Ces 31e JNQ seront clôturées par la divulgation de l’identité des entreprises lauréates du 10e Prix burkinabè de la Qualité (PBQ), le 30 septembre à Bobo-Dioulasso. Entre ces deux moments, les entreprises auront largement le temps de partager leurs expériences qualité lors des panels et présenter leurs innovations technologiques et managériales dans les stands de la mini exposition au sein de la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso.

Ce grand rendez du monde de la qualité tient ces quartiers dans la ville de Sia. La ville de Bobo-Dioulasso concentre cette semaine deux grandes activités qui touchent directement le monde la vie des entreprises : les journées nationales de la qualité et la rencontre Gouvernement /secteur privé.

Le premier adjoint au maire à saluer cette attention du gouvernement pour la ville et remercier «le parrain de la relance économique de Bobo-Dioulasso auprès du président du Faso », pour son engagement dans le dossier.

Au chapitre des félicitations, l’association burkinabé pour le management de la qualité et l’agence burkinabè de normalisation étaient à l’honneur dans l’intervention du ministre Kaboré. Ces deux structures sont les organisatrices de ces journées et les chevilles ouvrières de la promotion de la qualité au sein des entreprises burkinabè depuis plus d’une dizaine d’années.  Cette année, les 48 heures de la qualité portent sur le thème : « les outils de la productivité et de la qualité pour la relance économique du Burkina Faso face à la pandémie de la Covid-19 ».

Pour le président de la cérémonie, « cette crise liée à la pandémie de la Covid-19 est une opportunité pour repenser nos plans de développement, mais aussi nos modes de gouvernance en vue accroître la résilience de nos entreprises ».

Il a expliqué devant l’auditoire qu’il est essentiel que les bonnes pratiques de management, outils qualité et productivité soient davantage disséminées pour l’opérationnalisation de véritable plan de continuité au sein des entreprises. C’est un élément important à ses yeux dans la politique de réindustrialisation qu’entend mettre en œuvre le gouvernement.

Des outils de la qualité et de la productivité, il en a été question lors de la conférence inaugurale donnée par Dr Seydou Ouédraogo, directeur général de la société de développement du pôle de croissance de la Vallée de Sourou. Le conférencier a présente la palette d’outils de qualité et de productivité que les entreprises peuvent mettre en œuvre pour gérer leur processus de résilience et de croissance. Ces outils ont été sériés par catégories : en outils de la productivité, d’évaluation, de maîtrise, de pilotage ainsi que les outils d’amélioration avant d’en faire le lien avec la relance post Covid. Pour le conférencier ces outils existent avant la Covid-19 mais aujourd’hui, ils prennent pour leur importance dans le cadre de la relance en termes d’atténuation d’effets négatifs ; de suppression de gaspillage, de mise en place de plan de continuité de service et d’envisager la croissance à long terme.

Notons que cette édition est placée sous le patronage du Président du Faso, sous la présidence du Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) et sous le parrainage du Président Directeur Général de Babali. CIMASSO en est le sponsor officiel

 

JB

 

Le ministre Kaboré et le label burkinabè

Lors du discours d’ouverture, le ministre Harouna Kaboré est revenu sur le processus de labellisation de certains produits burkinabè. Répondant à une critique qui tendant à dire que la labellisation renchérissait le prix des produits, le ministre a estimé que cela était normal. L’objectif pour lui est de valoriser ces produits, les rendre différents des autres grâce à la valeur ajoutée des producteurs. Pour lui si le koko donda, ou le Faso dan fani est plus cher aujourd’hui, cela profite aux artisans et ce n’est pas plus mal. Car la qualité a un prix.

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Numéro d'édition: 407

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