Campagne de commercialisation de l’anacarde : les prix officiels

• Prélèvement à l’export : 25f/kg

• Prix plancher bord champ : 30f/kg

• La BMCRF y veillera

La campagne de commercialisation de l’anacarde 2021 a été officiellement lancée le 13 mars dans la province de la Comoé, à Banfora, par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré. Celui-ci a à l’occasion, annoncé le montant du prélèvement sur l’exportation et la réexportation de la noix de cajou brute. Ce prélèvement est de 25francs par kilogramme. Le montant de la précédente campagne a été maintenu. Selon le ministre Kaboré, ce montant est le plus faible de la sous-région. (Il est de 50FCFA/kg au Bénin et 14% du prix FOB en Côte-d’Ivoire, soit environ 75 FCFA/kg). Il explique ce maintien « dans le souci de garder notre filière compétitive face aux menaces exogènes ». Ce prélèvement a été institué en 2019 par l’adoption du  décret portant autorisation   de prélèvements de recettes sur les exportations et réexportations des noix de cajou, en vue de  contribuer au financement de la filière.  Il a permis sur la période de   2018 à 2021   de récolter 7.443.860.945 FCFA, dont 6.306.890.326 FCFA reversés dans le compte du CBA et 1.136.970.619 FCFA au budget national. L’Interprofession a bénéficié également d’une subvention de  518 millions pour son fonctionnement et le financement de ses activités internes. Pour le prix plancher bord champ du kilogramme de noix brute de cajou au Burkina Faso, il est de 300 FCFA pour la campagne 2021, contre 330 FCFA  en 2020

Cependant, le ministre a tenu à avertir ceux qui seraient tentés de  passer outre ces prix plancher qu’il est formellement interdit de vendre ou d’acheter la noix brute de cajou sous peine des sanctions prévues par les textes en vigueur. : « La Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) se déploiera sur toute l’étendue du territoire à cet effet. C’est le lieu pour moi d’interpeller l’ensemble des acteurs à accompagner les actions de l’Etat en dénonçant tout cas suspect aux numéros verts qui sont mis à votre disposition et que sont : 80 00 11 84/85 pour Ouagadougou et 80 00 11 86 pour Bobo-Dioulasso, disponibles 24h/24. »

Dans le souci de maintenir la synergie entre les acteurs de la filière, le ministre Kaboré a invité le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) et le Comité interprofessionnel de l’anacarde (CIAB) à engager toutes les concertations nécessaires en vue de parvenir à  un dispositif participatif et inclusif d’organisation du lancement de la campagne de commercialisation 2022.

La noix de cajou est le troisième produit agricole d’exportation du Burkina Faso (après le coton et le sésame). Son  potentiel économique est important, dont son intégration par le gouvernement dans les filières dites prioritaires à organiser et à structurer en vue de créer de la richesse et pour les acteurs et pour l’Etat. Selon les chiffres de nos confrères de Commod  Africa, elle  a généré 117,11 milliards FCFA en 2018, contre 99,56 milliards FCFA en 2017. o

FW

 

Encadré

Consolider la filière

Lors de l’ouverture de la campagne le 13 mars dernier à Banfora, le ministre du Commerce a annoncé un certain nombre d’actions qui devraient consolider les activités de la filière. Il s’agit, entre autres, de :

– la poursuite du processus de réflexion sur l’instauration de l’agrément en qualité d’acheteur professionnel de  noix brute de cajou avec l’organisation des tournées d’information et de sensibilisation ;

– l’organisation de la première édition des Journées nationales de promotion des produits de l’anacarde à Bobo-Dioulasso en 2021 ;

– la réalisation d’une étude relative à la mise en place d’un mécanisme de fixation du prix d’achat du kilogramme de la noix brute de cajou adossé à un fonds de lissage ;

– la réalisation d’une étude pour la mise en place d’un mécanisme approprié d’accès aux financements des acteurs de la filière (fonds de garantie, bonification de taux de crédit de campagne, etc. Cette étude vise à améliorer l’accès des acteurs au financement et à mettre plus de ressources à leur disposition en vue de développer leurs activités.o

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Numéro d'édition: 384

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