Bagrépôle va réaliser des plans d’affaires relatifs au développement des activités d’élevage piscicole, porcin et d’écotourisme. (DR)

Bagrépôle : Dynamisation des unités économiques• De nouvelles activités en vue

• Ecotourisme, l’élevage porcin et piscicole

• Valoriser les potentialités et productions du pôle

De nouvelles activités devraient bientôt voir le jour au sein du pôle de croissance de Bagré dénommé Bagrépôle.
La semaine dernière, Bagrépôle a lancé le processus de sélection d’une vague de consultants qui seront chargés de l’élaboration de plans d’affaires destinés à développer des activités de dynamisation d’un certain nombre d’unités économiques.
Sont précisément concernés : le Centre d’élevage piscicole (CEP), le Centre écotouristique (CET) et l’unité porcine de Bagrépôle.
L’exploitation des unités économiques vise la valorisation des potentialités et des productions du pôle de Bagré. Cette valorisation contient notamment la transformation et la facilitation de l’écoulement des produits issus de la plaine de Bagré, l’accroissement de l’offre de services divers dans la zone du pôle, la création d’emplois durable et l’autofinancement de Bagrépôle.
En rappel, le projet de Bagré est l’un des plus grands projets de développement hydro-agricole et hydroélectrique du Burkina Faso. Il concerne la moyenne vallée du Nakanbé, sur près de 90 km de long.
Le projet porte sur l’intensification, la sécurisation et l’accroissement de la production agro-sylvo-pastorale, halieutique et touristique, par la valorisation durable des ressources naturelles pour un développement socio-économique de la zone du projet, et à l’échelle nationale.
Tout est parti des études entreprises sous la Direction de l’aménagement des vallées des Volta (AVV) entre 1972 et 1978.
Ces études ont abouti à la faisabilité technique, économique et financière du projet. Sa mise en œuvre a connu plusieurs phases à partir de 1980. Il y a eu, au cours de la deuxième phase, les travaux du barrage et de la centrale électrique.
La troisième phase du projet a consisté essentiellement en la réalisation du volet agricole par la mise en œuvre d’une première phase de 2.100 ha sur la rive gauche du Nakanbé, la réalisation de mesures d’accompagnement identifiées dans le cadre du schéma d’aménagement du pourtour du lac de Bagré et la mise en valeur de la retenue par le développement de la pêche. Le premier schéma de financement du volet agricole, qui a été mis en place, a permis le financement de la toute première tranche irriguée d’une superficie de 600 ha.
Quant aux travaux d’aménagement d’un second périmètre de 1.200 ha, en rive droite, ils ont débuté en novembre 1995 avec l’appui technique et financier de la République de Chine Taïwan.
Le projet pôle de croissance de Bagré a été mis en place, sur la base des potentialités existantes dans la zone, pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement du gouvernement, à travers la SCADD (2011-2015). Les objectifs principaux étant l’accélération de la croissance, la création d’emplois, la réduction du chômage et de la pauvreté, le soutien aux communautés vivant dans la zone du projet.
Les activités du pôle de croissance de Bagré sont largement destinées aux opérateurs et investisseurs privés, aux producteurs et à leurs organisations, aux Petites et moyennes entreprises (PME), aux institutions publiques en charge de la promotion des exportations et des investissements agricoles et du développement du secteur privé à Bagré.
Les bénéficiaires finaux seront les ménages ruraux et urbains vivant à l’intérieur et autour du pôle de croissance, les opérateurs privés et les travailleurs privés ; qualifiés et non qualifiés.
Le lancement de nouvelles activités, à travers le Centre d’élevage piscicole, le Centre écotouristique et l’Unité porcine, va offrir de nouvelles opportunités d’investissement et accroitre les retombées de ce pôle.

Karim GADIAGA


Les résultats attendus de Bagrépôle

Suivant les données mises à jour en 2014, les résultats attendus dans le cadre de l’exploitation du pôle de croissance de Bagré sont les suivants :
30.000 emplois directs.
20.000 bénéficiaires, dont 30% de femmes.
250.000 bénéficiaires indirects.
522 tonnes de poissons en 2009 et 1.250 tonnes de poissons en 2017.
300 tonnes d’aliments de bétail à 2.400 tonnes d’aliments de bétail en 2017.
Au moins 80 fournisseurs de services critiques.

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Numéro d'édition: 256