El adj Hamidou Baba Traoré, président de la CONAPEM. (DR)

Promotion de la petite mine : La CONAPEM comme catalyseur

• Organiser et sensibiliser les acteurs

• Moderniser les exploitations

 

Créée en 2003, la Corporation nationale des artisans et exploitants de petites mines du Burkina (CONAPEM) ne voudrait pas être en reste de la SAMAO. Elle regroupe des exploitants et acteurs exerçant le domaine de la petite exploitation minière et se présente comme un cadre d’échanges pour ses adhérents et un interlocuteur face aux pouvoirs publics. Son but principal est l’organisation des exploitants dans un cadre, pour exploitation rationnelle des ressources minières, et tendre vers la modernisation de la petite exploitation minière.
La petite exploitation minière est un segment qui connait beaucoup de difficultés. Organiser ses acteurs n’est donc pas une sinécure. C’est le défi que doit relever le président actuel de la CONAPEM, El adj Hamidou Baba Traoré, qui, dans un premier temps, axe ses actions sur la sensibilisation et la formation des exploitants artisanaux et operateurs de petites exploitations minières semi- mécanisées aux meilleures pratiques. Il s’agit essentiellement de la sécurité des exploitations, de la lutte contre la dégradation de l’environnement à travers l’utilisation de produits toxiques, et surtout le travail des enfants. Des activités sont prévues dans ce sens dans le programme d’activités 2017/2018 du bureau qui compte sur ses partenaires pour les mener à bien. Selon son président, «nos moyens sont très limités et sont constitués essentiellement, pour le moment, des cotisations de nos membres. Mais nous comptons sur nos partenaires dans l’accompagnement de notre programme biennal d’activités». La SAMAO sera donc une occasion de plaidoyer dans ce sens et aussi pour les membres de tenter de trouver individuellement des investisseurs : «On a des difficultés à disposer de crédits auprès des banques locales pour le financement de nos projets. C’est pour cela que nous avons sollicité et obtenu, sous le gouvernement Tertius Zongo, à l’ère Compaoré, le principe de la création d’un fonds d’investissement minier. Depuis 2005, on n’a rien vu venir».
Le président de la CONAPEM reste tout de même optimiste, car le ministère en des Mine et des Carrières  « est en train de mener des réformes de modernisation du cadastre minier qui permettront le traitement rapide et diligent des dossiers». Un des CASEM (conseils sectoriels du ministère des mines) a porté sur la problématique du développement de la petite mine ; ce que «nous saluons et, surtout, encourageons dans un contexte où il est démontré que le secteur de la petite exploitation minière est le moteur de la croissance économiques des populations autochtones». Il faut relever que plus de deux millions de personnes travaillent directement dans la petite exploitation minière au Burkina Faso et que les emplois indirects liés au commerce, à la fourniture de matériel et produits sont inestimables.o
JB Ce que la CONAPEM attend de la SAMAO
La SAMAO (Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest) qui se tient du 28 au 30 septembre 2017 permettra au Burkina Faso de présenter son potentiel minier et les perspectives à court et moyen termes. Elle démontrera également aux investisseurs miniers, aux différents participants et aux partenaires financiers que le Burkina Faso restera une terre d’accueil et ouverte au reste du monde. Et la CONAPEM entend s’y donner une visibilité, en plus de se faire des partenariats productifs.

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Numéro d'édition: 221

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