Semica 2017: les PPP à l’honneur

• Quelle place pour le privé ?

• Des réformes bientôt

 

La 6e édition du Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (Semica) s’est tenue du 25 au 27 mai à Ouagadougou. Placé sous le thème «Partenariat public-privé», le Semica a réuni comme à son habitude les entreprises et partenaires gravitant autour des domaines de l’énergie et des mines. C’est plus d’une centaine de participants issus des secteurs de fourniture de biens et services divers, des banques et de l’investissement, de la consultance, de la gouvernance et de l’énergie, des mines et carrières qui y a répondu.
Entre panels, exposition et échanges, cette édition du Semica a encore tenu ses promesses malgré un contexte difficile.
Entre le choix de ne pas tenir cette édition à cause des énormes difficultés financières auxquelles fait face le promoteur du salon et celui de l’organiser au risque de s’endetter lourdement, le choix a été fait. Car selon Innocent Belemtougri, promoteur du Semica, le désir de «contribuer au rayonnement international du Burkina Faso, mais aussi et surtout d’offrir au monde professionnel un espace d’expression, d’affaires, de rencontres et de partages» est un challenge. Un «Semica nouveau» verra bientôt le jour, avec pour ambition une nouvelle dynamique. Une refonte globale des organes stratégiques et opérationnels du salon est en cours, selon Innocent Belemtougri. La création d’un Think Tank International qui sera le directoire du Semica et son organe stratégique a été annoncée. Néanmoins, loin des difficultés qui jalonnent le salon, celui-ci a tenu à respecter ses objectifs qui sont l’échange, la communication, la participation et la responsabilité. Le thème de l’évènement qui portait sur le partenariat entre le public et le privé a permis de mettre en lumière la nécessité ou pas de l’implication des partenaires aux problèmes d’investissement et du développement dans les secteurs de l’énergie et des mines et leur organisation. Il s’agit notamment de leurs implications dans la formulation les lois minières, la fiscalité et la gestion des institutions chargées de réguler le secteur. Le problème que pose le financement des projets issus des partenariats et les stratégies efficaces pour booster le développement minier et énergétique en Afrique ont été abordés. En effet, les ressources minières de l’Afrique sont immenses et diversifiées. Toutefois, les infrastructures d’énergie et de transport qui conditionnent leur mise en valeur sont nettement insuffisantes. A travers le Semica, des partenariats pourraient naitre afin de contribuer à la réalisation d’infrastructures et d’entreprises, et à créer des emplois et des richesses.

Germaine BIRBA


Situation des mines au Burkina

Le Burkina Faso est aujourd’hui le 4e producteur d’or en Afrique. Cependant, de nombreuses questions restent en suspens quant aux moyens matériels et humains du pays pour la maitrise et la connaissance quantitative et qualitative des gisements du pays. «Le Burkina Faso aurait-il les capacités d’assurer sur son sous-sol pour l’essentiel, l’exploitation rationnelle et la valorisation optimale de ses ressources ? Les sociétés minières doivent-elles définir et organiser elles-mêmes, face aux pressions des populations et de l’administration locale, le niveau de leurs responsabilités sociales, ou celle-ci doit-elle être fixée dans la loi ou encore négociée au cas par cas avec l’Etat ? L’Etat se dote-t-il des ressources humaines et matérielles qui lui permettent d’une part de bien apprécier les conventions qu’il discute et d’autre part de contrôler le respect par ses partenaires des engagements souscrits?»
Voici autant de questions que s’est posé le parrain de la 6e édition du Semica, Philippe Ouédraogo, face à la situation actuelle des mines au Burkina.

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Numéro d'édition: 208

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