Politique

Mémoire du Burkina Faso : «Le Général parle»

Atiana Serges Oulon, un jeune confrère, vient de mettre sur le marché du livre un témoignage inattendu. Celui du Général Gilbert Diendéré, inculpé dans l’affaire du putsch manqué de septembre 2016. Ce livre est dédicacé le 22 février 2018, à quelques jours seulement de l’ouverture du procès. Une fenêtre historique pour jeter de la lumière sur ce personnage central des ...

Lire la suite »

Complémentarité des économies africaines : La société civile ouvre le débat

  Si tous les Africains s’accordent aujourd’hui sur le fait que le développement économique du continent passe par la complémentarité entre les Etats, il apparait néanmoins un problème au niveau l’engagement pour la réaliser. Beaucoup d’acteurs essentiels dans les pays ne sont pas encore activement impliqués pour permettre de créer cette économie continentale par laquelle des Africains produisent pour satisfaire ...

Lire la suite »

Taxe d’autofinancement de l’UA Les adhésions continuent lentement • En vigueur dans une vingtaine de pays en 2018 • Le nombre a doublé depuis juillet 2017 • Mais les réticences persistent chez certains Etats Une taxe de 0,2% sur certains produits d’importation non africains dans les 55 Etats membres de l’Union africaine (UA). C’est la décision qui a été adoptée en juillet 2016 au Rwanda lors du 27e sommet de l’UA. Cette taxe est destinée à l’autofinancement de l’organisation dont le budget reste encore largement tributaire (73%) de l’aide extérieure. «Toute une aberration et une source d’affaiblissement de la souveraineté de l’UA» reconnues par les Etats membres. La taxe UA vise notamment des «importations éligibles», qui ne sont pas soumises aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le projet de la taxe est porté par le président rwandais Paul Kagamé, qui vient de prendre les rênes de l’UA à l’issue de son 30e sommet tenu du 28 au 29 janvier 2018 à Addis-Abeba. C’est précisément le travail d’un comité intégrant, entre autres, l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, qui avait abouti à cette idée à travers un programme visant à améliorer les finances de l’organisation. Mais, malgré la pertinence du projet et son adoption presqu’à l’unanimité, sa mise en œuvre effective reste encore confrontée à des lenteurs, des interrogations et des réticences. Faisant le point lors du 30e sommet sur l’application de la taxe par les Etats membres, le président sortant de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, a révélé une vingtaine de pays où elle est déjà opérationnelle. «A ce jour, plus d’une vingtaine d’Etats…Ce qui constitue un motif de satisfaction et d’espoir. Par ailleurs, une dizaine a commencé à s’engager dans le processus», a indiqué le président guinéen. Tout en félicitant ces pays, il a invité les autres «à travailler avec le comité des ministres de l’Economie et des Finances pour aplanir les divergences relatives à la mise en œuvre du prélèvement». Parmi les pays où la taxe UA est déjà en vigueur, il y a la Côte d’Ivoire. Depuis le 1er juillet 2017, le gouvernement ivoirien a décidé de l’appliquer. Le président du Faso, Roch Kaboré, s’était montré entièrement favorable au principe dès son adoption lors du 27e sommet de l’UA auquel il avait participé à Kigali. Mais à ce jour, l’on ne sait pas si le Burkina l’applique sur ses importations. Mais le Burkina, tout comme les autres pays de l’UEMOA, ne devrait pas éprouver des difficultés à intégrer cette mesure. Au sein de l’UEMOA, l’on a déjà une expérience concernant une telle démarche. Une partie du financement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine provient d’une taxe de 1 % (PCS : Prélèvement communautaire de solidarité sur les importations ; prélevée et versée par chacun des 8 pays de l’Union). Quant aux pays qui expriment de sérieuses réserves vis-à-vis de cette taxe, il y a notamment l’Egypte et l’Afrique du Sud dont l’économie est plus tournée vers l’extérieur, notamment vers le commerce international. Mais concernant leurs cas, l’UA envisage des mesures spécifiques. On peut noter que malgré la lenteur à intégrer cette taxe UA, le nombre de pays a quand même connu une évolution significative entre le 29e Sommet de juillet 2017 et le 30e en ce début d’année 2018. A l’occasion du 29e sommet de l’organisation, le décompte faisait cas d’une dizaine de pays déjà prêts, y compris la Côte d’Ivoire. Avec la vingtaine révélée fin janvier à Addis-Abeba, c’est donc le double qui a été obtenu. C’est une progression, certes lente, mais positive. Ce qui laisse les dirigeants et certains observateurs confiants. Les ressources prévues dans le cadre de la taxe UA permettront de couvrir les frais de fonctionnement, le budget-programme et toutes les actions de maintien de la paix. A ce jour, ce sont des donateurs extérieurs composés notamment de l’Union européenne, des Etats-Unis, de la Chine et de la Banque mondiale qui contribuent pour l’essentiel au financement des activités de l’organisation. A titre d’exemple, sur les 781 millions de Dollars du budget 2016-2017 de l’UA, il était financé à 212 millions de Dollars par les Etats membres contre 569 millions de Dollars provenant de l’extérieur. o Karim GADIAGA Un véritable salut pour l’UA Avec 500 milliards de Dollars de recettes fiscales possibles, une véritable richesse, le Président nigérien Mohamadou Issoufou déclarait lors du sommet de Kigali en juillet 2016 qu’il est inacceptable que les financements de l’UA proviennent de l’extérieur. La taxe est donc tout à fait réalisable et assurera une indépendance financière à l’organisation. Un autre problème qu’elle devrait résoudre est celui des inégalités actuelles entre les Etats au niveau du financement de l’organisation. Les 15% du financement sont le fait des pays comme l’Egypte, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria. Les autres Etats présentent généralement des arriérés de cotisations. Ce nouveau système de financement par la taxation est donc jugé plus équilibré.o

  Une taxe de 0,2% sur certains produits d’importation non africains dans les 55 Etats membres de l’Union africaine (UA). C’est la décision qui a été adoptée en juillet 2016 au Rwanda lors du 27e sommet de l’UA. Cette taxe est destinée à l’autofinancement de l’organisation dont le budget reste encore largement tributaire (73%) de l’aide extérieure. «Toute une aberration ...

Lire la suite »

Mairie de Ouagadougou : Victoire partielle de l’opposition

  Matinée chaude ce 18 janvier au sein du conseil municipal de la ville de Ouaga, où des conseillers de l’opposition ont tout fait pour empêcher la tenue de la session extraordinaire convoquée par le maire Beoindé. Trois (3) points du projet d’ordre du jour sur les 13 soumis à l’examen du conseil municipal sont à l’origine de ce désordre. ...

Lire la suite »

Monnaie unique  : L’arlésienne refait surface

  Du projet de création de la monnaie unique de CEDEAO à l’échéance 2020, on a enfin l’occasion d’en reparler. C’est le président burkinabè, Roch Kaboré, presque à lui seul, qui a réussi à replacer le sujet dans l’actualité en marge de la 52e session de l’organisation régionale, tenue à Abuja le 16 décembre 2017. En effet, même si la ...

Lire la suite »

Forum national sur la sécurité  : Identifier les défis, les menaces et les besoins

  Ouagadougou abritera du 24 au 26 octobre 2017 un Forum national sur la sécurité (FNS), sous le thème  «Garantir la paix et la sécurité pour un développement durable du Burkina Faso : la nécessité d’une réforme du secteur de la sécurité». L’organisation de ce FNS a été décidée par le gouvernement au cours de la session du Conseil des ministres ...

Lire la suite »

PNDES : Les conditions de succès en discussion

  Trois communicateurs se sont évertués à animer un panel économique sur le «suivi-évaluation citoyen du PNDES» organisé par Free Afrik, dans le cadre du projet Présimètre, avec l’appui de l’ONG Diakonia et de l’Union européenne, le 11 octobre 2017, à Ouagadougou. Le Dr Alain Siri, secrétaire permanent du PNDES, a, par l’occasion, présenté les réalisations de 2016 et de ...

Lire la suite »

Gouvernance : Regard sur la société civile et les syndicats

  Il y a parfois une confusion entre société civile et syndicat. C’est dans l’optique de lever cette confusion que le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé le 3 octobre dernier, à Ouagadougou, un dialogue démocratique autour du thème «Société civile, syndicalisme et politique». A l’occasion, l’Institut des sciences des sociétés (INSS) a présenté son ouvrage intitulé «transformations ...

Lire la suite »

Relecture du Code du travail : Gouvernement et syndicats ont discuté de l’avant-projet de loi

  Le gouvernement et les syndicats regroupés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) se sont retrouvés en atelier le 9 octobre 2017 pour la validation de l’avant-projet de loi portant Code du travail au Burkina Faso. La relecture du Code du travail est une des revendications des syndicats. On se rappelle qu’en février 2017, au cours d’une rencontre entre ...

Lire la suite »

SYSCOHADA révisé : Les comptables s’approprient le contenu

  A compter du 1er janvier 2018, le monde comptable et financier des 17 pays membres de l’espace OHADA devra revoir ses manières de traiter la comptabilité. C’est la principale décision issue de la 43e session du Conseil des ministres de l’OHADA qui s’est tenu les 26 et 27 janvier 2017 à Brazzaville au Congo. Cette instance décisionnelle a jugé ...

Lire la suite »