PNDES  : Des lueurs d’espoir de financement

• Mobilisation de fonds extérieurs en cours

• Un souhait de prédominance d’appuis budgétaires 

 

Outre l’analyse de la tendance de l’aide publique au développement, le rapport 2016 de coopération pour le développement publié le 29 décembre 2017 par la Direction générale de la coopération (DGCOPO) donne un aperçu des secteurs qui ont reçu des financements en 2016, selon la classification définie dans le Plan national de développement économique et social (PNDES).
En 2016, la contribution de l’aide publique au développement à la mise en œuvre du PNDES a concerné 5 principaux secteurs. Il s’agit des secteurs de la gouvernance économique (26,1%), de l’environnement, l’eau et l’assainissement (16,1%), de la production agro-sylvo-pastorale (11,2%), de l’éducation et la formation (9,7%) et de la santé (7,3%). Le volume de l’aide publique au développement allouée à ces 5 secteurs est de 770,33 millions Dollars US, soit 70,33% de l’aide totale reçue. Ce montant est en hausse de 2,50% en 2016, par rapport à 2015. Outre ces 5 secteurs, 29,9% des contributions des partenaires extérieurs ont été absorbés par les infrastructures de transport, de communication, d’habitat. Les secteurs du travail et de la protection sociale, de la gouvernance administrative et locale, de la transformation industrielle et artisanale, du commerce et des services marchands, de la culture, du sport et des loisirs ont aussi reçu ces financements issus de l’aide publique au développement en 2016. Cependant, les secteurs des droits humains, de la recherche et de l’innovation et celui de la défense et de la sécurité n’ont pas fourni des informations sur les décaissements, pour être capitalisées dans la cadre du rapport 2016 de la DGCOOP. Il y a bon espoir de voir les financements promis dans le cadre du PNDES, selon le rapport. Les négociations intergouvernementales entre l’Allemagne et le Burkina ont eu lieu courant 2017. La Suède a effectué une mission d’identification en avril 2017. La convention générale de coopération avec la Belgique est en cours de finalisation. Le Système des Nations-Unies a prolongé son plan-cadre jusqu’en fin 2017. D’autres partenaires comme la BID, la BADEA et la BAD comptent financer des projets bien précis. La BAD, à elle seule, s’est engagée sur 17 projets. Autant d’espoirs pour une conduite diligente du PNDES.

Elie KABORE

 


 

Le gouvernement souhaite que les PTF privilégient les appuis budgétaires 

Le financement extérieur du PNDES s’appuie sur la mise en œuvre de la Politique nationale de coopération au développement (PNCD), les tables rondes sectorielles et la rationalisation des projets et programmes. Pour améliorer la mobilisation des ressources, les recommandations suivantes ont été formulées à l’endroit des partenaires au développement :
Respecter l’engagement de fournir au moins 0,7% de leurs RNB comme aide au développement
S’aligner sur les systèmes nationaux de gestion des finances publiques
Contribuer à améliorer la mobilisation des ressources intérieures par un renforcement des capacités en la matière
Privilégier les appuis budgétaires
Améliorer la prévisibilité de l’aide
Recourir aux approches conjointes de financement, y compris la mise en œuvre des principes de la division du travail et la complémentarité.

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Numéro d'édition: 234