Banque mondiale/Burkina Faso : Le cadre de partenariat en discussion

• Le document présenté à la société civile

• Plus de fonds, moins de projets

 

L’équipe résidente de la Banque mondiale a reçu les représentants de la société civile le 21 décembre dernier, à l’occasion du dialogue dans le cadre partenariat-pays Banque mondiale-Burkina Faso 2017-2021. C’est une série de rencontres avec les différentes composantes de la société burkinabè pour partager les priorités du nouveau cadre de partenariat-pays sur la période concernée et qui devait déboucher, le 23 décembre 2017, sur une rencontre entre la Banque mondiale et le gouvernement. Après cette étape, le prochain rendez-vous est prévu en janvier 2018 pour la revue de la Note conceptuelle. Le mois de février sera consacré à l’adoption du CCP par le comité régional des opérations. La soumission du dossier au conseil d’administration est prévue pour avril 2018. Après cette étape, suivra la dissémination au Burkina Faso en juin. Cheick F. Kanté, représentant résident de la Banque mondiale, a présenté dans un premier temps le contexte référentiel du nouveau cadre et surtout ses principes et ses grandes lignes. Le cadre partenarial est en lien avec les priorités du gouvernement, telles que définies dans le PNDES, et le diagnostic réalisé par le groupe de la Banque mondiale dans le cadre de ce processus. Sa cohérence avec les ODD a été également mentionnée dans le document de présentation. Le portefeuille actuel au 1er juillet 2017 est de 21 projets IDA. Le portefeuille de la SFI, filiale du groupe de la Banque mondiale, est lui de 9 projets d’investissement et de 4 projets d’assistance technique.
Le représentant résident de la Banque mondiale a annoncé que l’enveloppe indicative IDA18 est de 950 millions de Dollars, contre 860 millions de Dollars pour IDA17, soit une hausse de près de 100 millions de Dollars.
Cependant, cette hausse de l’enveloppe ne veut pas forcement dire plus de projets à financer. Pour ce cycle, précise le représentant résident, il y a le principe de sélectivité qui veut que l’institution réduise le nombre de secteurs couverts et des projets, avec en ligne de mire la recherche de l’efficacité. Lors des échanges avec la société civile, il est ressorti que l’on pourrait s’attendre à une réduction du nombre de projets de près de 20 % sur la période, mais peut-être pas sur les secteurs.
Ce diagnostic du cadre partenariat -pays a identifié deux chemins critiques : «La création d’emplois productifs/le renforcement du capital humain et les actifs productifs en faveur de la résilience pour les couches vulnérables». Le diagnostic a permis également de déterminer 5 domaines transversaux que sont : l’intégration régionale, la gestion des ressources naturelles, la maitrise de la démographie, la gouvernance des institutions et la sécurité, la stabilité macro et la gestion budgétaire dans l’objectif affiché de «promouvoir le développement des secteurs porteurs pour l’économie et pour la création d’emplois productifs».

FW


Ce qu’il faut retenir du CPP

Lors de la présentation du CPP, les traits stylisés suivants ont été présentés à l’auditoire :
La création d’emplois productifs est la priorité des priorités, soit 66% du financement total du nouveau du CPP, et 20 % pour le capital humain.
Une augmentation substantielle de l’enveloppe financière au profit des infrastructures durables.
Une ambition plus grande pour les grands projets transformateurs de l’économie.
L’entrée du secteur financier au profit du secteur privé et la prise en compte du contexte de fragilité liée aux refugiés.

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Numéro d'édition: 233