Avec l’appui de l’Afd, la ville de Ouagadougou, depuis 2014, bénéficie d’une aide financière pour le développement durable de la ville dans le cadre du projet PDDO2.. (DR)

Ouagadougou : c’est ok pour le PDDO2

• Le dossier est passé en Conseil des ministres

• 53 milliards de FCFA pour la 2e phasse

 

Le gouvernement a adopté le 5 octobre un rapport relatif à l’instruction de la seconde phase du projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO 2) sur financement de l’Agence française de développement (AFD).
D’un montant total de cinquante-deux milliards quatre cent soixante-dix-sept millions (52.477.000.000) de FCFA, ce projet qui couvre la période 2017-2021 vise à contribuer au désenclavement et à l’assainissement pluvial des quartiers périphériques, à réduire l’hyper-polarité du centre-ville, à améliorer le niveau de service du transport inter-urbain de voyageurs et à renforcer la capacité de maîtrise d’ouvrages de la commune de Ouagadougou. Ce projet permettra en outre de créer environ 8.000 emplois permanents et 4.500 emplois temporaires.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour le démarrage de la seconde phase du Projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO 2). Dejà, le 26 aout dernier, la mairie de Ouagadougou, en collaboration avec l’Agence française de développement (Afd), a procédé à la restitution de la 2e phase des travaux du Projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO2). Trois grandes composantes constituent ce projet. Ce sont la composante voirie et drainage, la composante de la mise en place de centres secondaires et la composante relative au renforcement des capacités institutionnelles des services municipaux. En ce qui concerne la composante voirie et drainage, il s’agira de la construction d’environ 10 à 15 km de route. Ce projet prendra en compte le bitumage, l’assainissement, l’éclairage public, la signalisation.
Le projet de construction des centres secondaires permettra, selon Boureima Kaboré, directeur des études, des statistiques et de la planification de la commune de Ouagadougou, de réduire la polarité du centre-ville. 7 centres ont pour cela été identifiés.
Cependant, pour cette phase du projet, seul 3 centres seront aménagés. Il s’agit du grand Est (Dassasgho), la zone de Katre Yaar et l’arrondissement 3, c’est-à-dire la zone de Tampouy. Le projet consiste à renforcer le tissu économique des zones afin de permettre aux habitants de ces zones d’avoir sur place ce qu’ils viennent chercher en ville.
Les priorités seront portées sur l’assainissement pluvial et les équipements publics. Il est prévu des ouvrages d’assainissement, la construction de lycées, de centre culturel, d’écoles primaires, les centres de santé, la construction de complexes scolaires de niveau R+4 avec des capacités de 600 à 800 élèves. La première phase du projet PDDO a été validée en 2014 et doit prendre fin en 2017. Ce projet, toujours soutenu par l’Afd, a été financé à hauteur de 27 millions d’euros. Il a permis la réalisation de 13 km de voies bitumées, l’engagement d’étude technique pour la réhabilitation de la gare de Ouaga Inter, la construction d’une nouvelle gare sur la route de Bobo-Dioulasso, l’acquisition de matériel pour l’entretien de la voirie, des formations et le renforcement des capacités des services de la mairie. Les résultats probants de cette première phase ont conduit l’Afd à reconduire la deuxième phase qui rentre toujours dans le même cadre.
Ces différents projets pour la ville de Ouagadougou permettront à la ville de se développer et d’être plus moderne tout en désengorgeant le centre-ville. Cela permettra également aux quartiers périphériques de se développer et de créer des pôles économiques aux alentours de la ville.

Germaine Birba


L’Afp au Burkina

L’AFD est l’un des principaux partenaires au développement du Burkina Faso, tant sur le plan financier que technique. Elle appuie les efforts du pays en matière de lutte contre la pauvreté, d’accélération de la croissance et de promotion d’un développement durable.
Au Burkina Faso, l’AFD intervient prioritairement dans trois secteurs clés que sont l’éducation et la formation professionnelle, les infrastructures urbaines et le développement rural. C’est en direction de ces secteurs qu’elle concentre ses appuis, en particulier les subventions et bonifications de prêts qu’elle met en œuvre localement.

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Numéro d'édition: 175