Transport aérien / Colombe Airlines revient

• Contrainte de suspendre ses vols après 7 mois d’activités
• De nouveaux circuits en vue
• Des prospections en cours côté flotte
• Deux nouveaux avions sont attendus
• Colombe Airlines annonce son retour

Après 7 mois de vol, Colombe Airlines qui desservait exclusivement la ville de Bobo-Dioulasso, 2 fois par jour, a été contrainte de suspendre ses vols pour des raisons économiques. L’avion de marque Atr 72 (environ 70 passagers) qu’elle a acquis a été endommagé sur le tarmac de l’aéroport de Ouagadougou suite à un orage, avant sa mise en service. Cet accident avait conduit au report du lancement des activités de la compagnie. Colombe Airlines a dû se rabattre sur un Atr 42 (environ 48 passagers) pour ses vols. Le promoteur de Colombe Airlines, qui a reçu l’assurance que les autorités de la Transition lui apporteront un accompagnement, a remis son projet en selle. Il compte non seulement reprendre ses vols sur Bobo-Dioulasso, mais aussi aller vers d’autres villes de la sous-région.

 

La flotte de Air Burkina est composée de 2 Embraer 170 et d’un Bombardier Canadair regional jet (Crj) 200. (Ph.: Site web de Air Burkina.)

La flotte de Air Burkina est composée de 2 Embraer 170 et d’un Bombardier Canadair regional jet (Crj) 200. (Ph.: Site web de Air Burkina.)

Pendant que Air Burkina renouvelle sa flotte, Colombe Airlines compte reprendre du service dans peu de temps. Air Burkina a acquis un nouvel avion, un Embraer 170-Lr d’une capacité de 68 places. L’avion est arrivé le 1er mai 2015 à Ouagadougou. Cet appareil est le deuxième que la compagnie acquiert en 4 mois.
On se rappelle que le 15 janvier 2015, le premier Embraer 170-Lr avait été réceptionné par la compagnie. En prélude à la venue des avions, les pilotes et les techniciens ont été formés au Kenya, un pays qui a l’expérience de ces types d’avions à travers sa compagnie Kenya Airways.
Quant aux personnels de cabine (hôtesses et stewards), ils ont été formés sur place. L’arrivée de ces 2 avions entre dans le cadre de la politique du renouvellement de la flotte de la compagnie.
En 2013, Air Burkina traversait une grave crise financière. Les deux types d’avions qu’utilisaient la compagnie, un Bombardier Canadair regional jet (Crj) 200 et un Md 83, se caractérisaient par leur vieillesse et leur gourmandise en carburant. Ce qui a contribué à accentuer la crise.
Dès sa prise de fonction, le nouveau directeur général, en la personne du Malien Abderahamane Berthé, avait rassuré que pour faire face à cette crise, la compagnie aurait entamé un plan de restructuration qui conduirait au renouvellement de la flotte.
Les prospections ont été orientées vers le constructeur brésilien Embraer et le choix s’est porté sur l’Embraer 170 et l’Embraer 190. Sur le site de la compagnie, il a affirmé : «Nous avons donc fait le choix de changer le Md 87 et le Crj 200 pour accueillir un Embraer 170 qui va être aménagé en 68 sièges dont 12 en Business. C’est un module intermédiaire entre le Crj et le Md».
Avec l’arrivée des deux Embraer 170, on peut dire que Abderahamane Berthé a tenu parole. Il a apporté sa touche afin de permettre à la compagnie de continuer ses vols. Les Embraer 170 sont de petits avions adaptés aux vols comme ceux opérés déjà par Air Burkina vers les pays voisins du Burkina Faso.
Mais ces avions présentent des limites objectives. Ils se caractérisent par l’étroitesse de leur soute, ce qui ne permet pas de prendre beaucoup de bagages passagers, à plus forte raison du fret. Il est pourtant reconnu que le transport du fret rapporte beaucoup, surtout pour le marché du transport de fret au Burkina Faso qui est florissant. Autre inconvénient, le plan d’autonomie de vol, l’Embraer 170 ne permet pas aller très loin.
Si Air Burkina veut non seulement garder ses dessertes actuelles et ouvrir de nouvelles lignes, il lui faut poursuivre son plan d’acquisition de nouveaux avions. L’arrivée annoncée des Embraer 190 et 195 est vivement attendue. En plus, la compagnie est sur un projet d’amélioration du service client à bord, notamment en première classe.
En rappel, Air Burkina dessert actuellement 8 villes, à savoir Bobo-Dioulasso, Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou, Niamey, Bamako et Dakar. Avant de connaître ses difficultés financières, la compagnie desservait en plus de ces 8 villes, Douala, Libreville, Pointe Noire et Paris.o

Joël BOUDA


Colombe Airlines revient

Après 7 mois de vol, Colombe Airlines qui desservait exclusivement la ville de Bobo-Dioulasso, 2 fois par jour, a été contraint de suspendre ses vols pour des raisons économiques. L’avion de marque Atr 72 (environ 70 passagers) qu’elle a acquis a été endommagé sur le tarmac de l’aéroport de Ouagadougou suite à un orage avant sa mise en service. Cet accident avait conduit au report du lancement des activités de la compagnie. Colombe Airlines a dû se rabattre sur un Atr 42 (environ 48 passagers) pour les vols.
Selon une source interne, environ 27.000 passagers ont été transportés en peu de temps. Le promoteur de Colombe Airlines, qui a reçu l’assurance que les autorités de la transition lui apporteront un accompagnement, a remis son projet en selle. Il compte non seulement reprendre ses vols sur Bobo-Dioulasso, mais aussi aller vers d’autres villes dans la sous-région. Déjà, les négociations ont abouti ou sont en cours de l’être pour ce qui concerne les axes Ouaga-Abidjan-Ouaga, Ouaga-Niamey-Ouaga, Ouaga-Accra, via Tamalé-Ouaga, Ouaga-Lomé-Ouaga. Côté flotte, des prospections sont en cours du côté de la Malaisie, auprès de la compagnie Malaysia Airlines. Colombe Airlines dispose déjà d’un Md immatriculé au Burkina Faso qu’il met pour le moment en location en attendant le début des vols. Le ciel burkinabé va s’animer avec toutes ces acquisitions.


Prévisions pluviométriques 2015

Pour la prévision saisonnière 2015, les experts des différentes directions nationales en charge de la météorologie en Afrique de l’Ouest prévoient une situation normale, avec tendance excédentaire attendue sur le territoire burkinabè durant les mois de juin-juillet-août et de juillet-août-septembre. Deux situations sont prévues, une installation précoce à tendance normale de la saison des pluies dans les régions de la Boucle du Mouhoun et du Nord, l’Ouest des régions du Sahel, du Centre-Nord, du Plateau central, du Centre ainsi que la moitié nord de la région du Centre-Ouest et dans une moindre mesure l’extrême nord des Hauts-Bassins. Sur la base des données, il est fort probable que la saison débute avant le 5 juin. Cependant, d’autres localités pourraient attendre jusqu’au 15 juin avant le démarrage effectif de la saison des pluies.
Dans les régions des Cascades, du Sud-Ouest, des Hauts-Bassins, de l’Est, du Centre-Sud et Centre-Est, de même que la moitié Est des régions du Sahel, du Plateau central, du Centre-Nord et la moitié Sud des régions du Centre-Ouest, il est prévu une installation tardive à normale de la saison des pluies. Forte chance donc qu’elle s’installe dans ces régions après le 25 mai.
La fin de la saison des pluies est prévue au plus tôt à la deuxième décade du mois de septembre. Des mises à jour de la prévision saisonnière sont prévues en fin mai et fin juin pour confirmer ou affiner ces tendances probables de début mai.o

Numéro d'édition: 111