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Non identification des abonnés: Les téléphonies mobiles encourent des sanctions pécuniaires

Les journalistes venus de divers médias ont pris une part active à la rencontre à travers la qualité de leurs questions (Ph. ARCEP)

Les 3 opérateurs de téléphonies mobiles au Burkina Faso (Moov-Africa, Orange Burkina Faso et Telecel Faso) n’ont pas le droit d’accorder plus de 5 cartes SIM à un acheteur. Faute de quoi, ces sociétés commerciales s’exposent à des sanctions pécuniaires de 100.000 FCFA par numéro de trop attribué.

Aussi, les opérateurs de téléphonies mobiles ont l’obligation de procéder systématiquement à l’identification des différents abonnés. Faute d’identification, ils tombent sous le coup de sanctions pécuniaires à savoir 100.000 FCFA par numéro non identifié. Ces dispositions découlent de la loi du 27 novembre 2018 portant réglementation générale des réseaux et services de communications électronique au Burkina Faso. Ces informations capitales ont été portées à la connaissance des journalistes réunis les 11 et 12 août 2022 à Koudougou dans le cadre de l’atelier sur la régulation des secteurs des communications électroniques et des postes au Burkina Faso initié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de postes (ARCEP).

Selon la directrice de la réglementation des marchés fixe et mobile/ARCEP, Salamata Rouamba, avec le contexte sécuritaire, les téléphones mobiles ont obligation de procéder à l’identification de leurs abonnés. Car dit-elle, l’identification des abonnés est avant tout une problématique de sécurité. Salamata Rouamba a révélé qu’en cas de pertes de carte SIM, il est conseillé aux abonnés de faire une déclaration de perte à la police ou à la gendarmerie. Dans le cas contraire, fait-elle savoir, l’abonné encours des sanctions en cas d’utilisation à des fins frauduleuses  ou malveillantes de sa carte SIM perdue.

 

1- Les premiers responsables de l’ARCEP avec au milieu la directrice de la réglementation des marchés fixe et mobile/ARCEP, Salamata Rouamba, qui a représenté le secrétaire exécutif de l’ARCEP (Ph. ARCEP)

24,7 millions d’abonnés du mobile

« Baraka » pour les 3 sociétés de téléphonies mobiles depuis l’adoption de la loi de 2018, aucune d’entre elles n’a encore été sanctionnée à ce jour. La cause, selon la directrice de la réglementation des marchés fixe et mobile/ARCEP, la loi comporte des insuffisances qui sont en train d’être corrigées. Le chef de département de la communication et de l’international/ARCEP, Yacouba Koussoubé annonce une campagne de sensibilisation dans les prochains mois pour amener les usagers à comprendre les enjeux liés à l’achat d’une carte SIM.

A la date d’aujourd’hui, le Burkina Faso compte 24,7 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, avec un taux de pénétration de 110%.

La qualité des services offerts par les 3 sociétés mobiles a toujours été décriée par les Burkinabè qui les jugent en déca de leurs attentes. Sur cette problématique, les représentants de ces sociétés disent que des efforts sont fournis chaque jour pour la satisfaction de la clientèle. Il s’agit des moyens logistiques pour une couverture et une qualité des offres de services acceptables.

L’ARCEP, de son côté, dit faire beaucoup d’audit, de suivi, d’enquête pour s’assurer de la qualité des prestations des 3 opérateurs de mobiles et aussi  de s’assurer qu’ils appliquent la loi du 27 novembre 2018 portant réglementation générale des réseaux et services de communications électronique au Burkina Faso. Comme exemple d’audit, 5 campagnes d’audits ont été menées  sur la période 2021-2022 dont un  est toujours en cours.

D’autres communications riches, diverses et pertinentes ont fait l’objet de partages d’expériences entre les communicateurs et les journalistes. En rappel, ce cadre d’échange a été institué depuis 2018. La particularité de l’édition 2022 a consisté à permettre aux animateurs d’émissions interactives de partager avec l’ARCEP les principales étapes de la réalisation de leurs émissions. Cette initiative a été saluée par le secrétaire exécutif de l’ARCEP, Patrice W. Compaoré.

ACS

 

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