Le DGD, Adama Nana. (Ph: Yvan SAMA)

Direction générale des Douanes:  une communication sur le plan stratégique 2022-2026

• Faire de la Douane du Burkina Faso, une Administration « Repère »

• 4 axes stratégiques pour réaliser sa vision

• Un nouveau système pour plus d’efficacité

Le DGD, Adama Nana. (Ph: Yvan SAMA)

La Direction générale des Douanes était face aux hommes de médias le 27 mai 2022 à Ouagadougou. L’objectif de cette conférence de presse était de donner des informations sur le fonctionnement de l’administration douanière et sa vision actuelle, à travers le plan stratégique PS-DGD 2022-2026 dans un contexte de crise sécuritaire et sanitaire.
Pour une meilleure exécution de l’ensemble de ses missions, l’administration des Douanes, après la mise en œuvre de son premier plan stratégique 2017-2021, entend renforcer ses capacités. A cet effet, un nouveau plan stratégique est en cours d’élaboration.
Pour le Directeur général des Douanes (DGD), Adama Nana, la vision de l’administration des Douanes est de faire de la Douane à l’horizon 2026, une administration rénovée, équitable, performante et résiliente pour un Burkina meilleur, à travers la mise en œuvre du plan PS-DGD 2022-2026. La réalisation de cette vision reposera sur quatre (04) axes stratégiques :
axe stratégique 1. Management moderne, professionnel et promotion de l’intégrité.
axe stratégique 2. Mobilisation optimale des recettes douanières et la facilitation des échanges.
axe stratégique 3. Communication, la transparence, et le développement du partenariat.
axe stratégique 4. Protection de la société et de l’environnement.

De g à d,la Directrice de la lutte contre la fraude et de la surveillance du territoire, Pulchérie D. Dabiré/Somda, le DGD, Adama Nana,le Directeur de la règlementation, de la facilitation et de la coopération douanière, Robert Kontogom. (Ph: Yvan SAMA)

En dehors de la communication sur le plan stratégique PS-DGD 2022-2026, d’autres sujets ont été abordés. Il s’agit, notamment, des allégations relayées par certains importateurs, exportateurs, consommateurs ou organisations de consommateurs et médias faisant cas d’une augmentation des droits et taxes, la question de la gestion de fraude du carburant et la drogue au Burkina, surtout dans les zones à fort défit sécuritaire.
En ce qui concerne les allégations, le DGD a déclaré que  «  les taux de perception des droits et taxes de douane n’ont pas connu d’augmentation, ces affirmations sont infondées. Il n’y a pas eu de nouvelles mesures ou nouveaux textes. Ils sont ceux définis par le Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO, les textes de l’UEMOA et ceux nationaux en vigueur concernant le taux de la TVA et des droits d’accises. Donc, ce tarif n’ayant pas changé jusqu’à ce jour, la liquidation et la perception des droits et taxes ne sauraient changer ».
Selon lui, c’est seulement les contrôles qui ont été renforcés pour éviter l’introduction de marchandises prohibées au Burkina, qui pourrait servir au circuit terroriste ou nuire à la santé des populations. Ainsi, s’il y a augmentation des prix au niveau du consommateur final, cela pourrait s’expliquer par d’autres raisons, notamment, la hausse des prix des produits à l’international, a-t-il ajouté.

Photo de famille avec les journalistes et les conférenciers. (Ph: Yvan SAMA)

Quant à la question de la fraude, la Directrice de la lutte contre la fraude et de la surveillance du territoire, Pulchérie D. Dabiré/Somda, a relevé le caractère difficile de la lutte contre la fraude dans le contexte actuel du Burkina. Pour elle, la fraude est banalisée par les populations qui s’opposent souvent à l’action des services des Douanes. Toute chose qui ne facilite pas la tâche aux agents sur le terrain.o
Flora SANOU (Collaborateur)

 

Encadré

Des innovations pour plus de célérité

Pour plus d’efficacité et plus de résultats, des innovations sont en cours, selon le DGD, Adama Nana. Il s’agit du développement d’une plateforme de télépaiement des droits et taxes de douanes dans le cadre d’un projet dénommé eDouanes, l’informatisation du laissez-passer et le Certificat de mise à la consommation (CMC). Aussi, il y a la mise en place de l’Observatoire pour la célérité des opérations douanières (OCOD). Cela contribuera à l’accélération des procédures relatives au dédouanement des marchandises dans les offices et à éviter les tracasseries de toutes sortes, a-t-il affirmé. Il y a enfin, la mise en place progressive du programme Opérateurs économiques agréés (OEA) en vue de simplifier la procédure de dédouanement pour les opérateurs économiques dits fiables.

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Numéro d'édition: 441

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