DBS: 57e AG de la BAD : le ministre Abel Somé plaide pour la levée des suspensions

• 57e AG de la BAD : le ministre Abel Somé plaide pour la levée des suspensions

• Marché financier : des emprunts de plus en plus chers pour le Burkina

• 57e AG de la BAD : le ministre Abel Somé plaide pour la levée des suspensions
Lors de la 57e AG du Conseil des gouverneurs de la BAD, le ministre de l’Economie burkinabè, Seglaro Abel Somé, s’est rendu à Accra, le 23 mai 2022.
L’objectif principal derrière ce voyage était pour le pays d’obtenir la levée de la mesure de suspension des décaissements afin de permettre aux projets d’avancer dans la mise en œuvre de leurs activités au bénéfice des populations. L’on le sait depuis le 10 février 2022, la Banque africaine de développement avait adressé une note au SG du ministère de l’Economie de l’époque, l’informant de la suspension temporaire des décaissements au Burkina Faso. Une décision qui fait suite à l’annonce du coup d’Etat au Burkina Faso. La reprise de la pleine coopération entre le Burkina et la BAD est conditionnée, selon la Banque, par une « réévaluation de la situation et par les avancées engrangées sur la mise en place des organes et l’agenda de la Transition.
Près de 70 projets en cours d’exécution ou en attente de lancement sont concernés par cette mesure. L’on peut citer, entre autres, le Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité (PEDECEL), le premier sous-projet d’assainissement des quartiers périphériques de Ouagadougou (SPAQPO), le Projet Yeleen de développement de centrales solaires et de renforcement du système électrique national ; le Projet d’appui à la promotion de l’accès des IMF (ou SFD) ; le Projet d’appui au Pôle de croissance de Bagré améliore la vie des populations et facilite l’insertion des jeunes ; le Projet d’emploi des jeunes et développement des compétences en milieu rural, etc.

• Marché financier : des emprunts de plus en plus chers pour le Burkina
Le marché financier régional est frileux vis-à-vis du Burkina. Les objectifs de levées de fonds sont réalisés difficilement et quand ils le sont, les taux ne sont pas très avantageux. La dernière opération du Trésor burkinabè du 25 mai 2022 est illustrative de cette situation. Le pays était à la recherche de 40 milliards FCFA pour des obligations de relance de maturité à 5 ans et à 7 ans. Les souscriptions n’ont été que de 26,4 milliards FCFA, couvrant à peine la demande du Burkina. Finalement, le Burkina n’a retenu que 18,5 milliards FCFA avec des taux relativement élevés. 5,91 % pour les obligations de 5 ans de maturité et 6,49 % pour les obligations de relance de 7 ans. Certains spécialistes font le lien entre de fortes demandes sur le marché des titres mais également avec la situation nationale que vit le pays depuis le coup d’Etat du 24 janvier 2022.

• Budget 2023 : la Transition optimiste sur une augmentation des recettes budgétaires
Au cours du Conseil des ministres du 25 mai 2022, le gouvernement a adopté un rapport relatif au Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2023-2025. « En tenant compte des hypothèses du scénario de base, les recettes budgétaires totales seraient de 2.552,8 milliards FCFA en 2023 ; 2.633,8 milliards FCFA en 2024 et 2.813,1 milliards FCFA en 2025, soit un accroissement annuel moyen de 5%. Les dépenses budgétaires totales se chiffreraient à 3.157,2 milliards FCFA en 2023 ; 3.206,7 milliards FCFA en 2024 et 3.303,8 milliards FCFA en 2025, soit un taux annuel moyen de progression de 2,3% ». Malgré le contexte difficile, le gouvernement de la Transition reste optimiste sur la capacité du Burkina Faso à mobiliser plus de recettes budgétaires. Le DPBEP est un outil de cadrage macroéconomique, budgétaire et financier qui couvre une période de 3 ans. Il a pour objectif de renforcer la discipline macro-budgétaire en définissant une trajectoire des finances publiques en lien avec les indicateurs macroéconomiques et financiers. Le DPBEP sera adopté par l’organe législatif.

• Rencontre gouvernement/secteur privé : rendez-vous les 10 et 11 octobre 2022 à Bobo-Dioulasso
L’édition 2022 du Cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue Etat/secteur privé (CODESP) au titre de l’année 2022 est prévue pour se tenir du 10 au 11 octobre 2022 à Bobo-Dioulasso, sous le thème : « Le rôle du foncier dans la promotion de l’investissement productif au Burkina Faso».
L’information a été donnée par le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes entreprises au Conseil des ministres du 25 mai 2022. Le CODESP est un cadre de concertation qui a pour but d’instaurer un dialogue permanent entre l’Etat et le secteur privé.

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Numéro d'édition: 441

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