L’Ambassadeur de l’UE, chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso (à gauche) Wolfram Vetter, le représentant du Premier président de la Cour des comptes, Justin Jean-Baptiste Bouda (à droite). (Ph: Yva SAMA)

Cour des comptes:  bilan des travaux du comité de revue et fin du projet PARC-CC

• 3 axes sur 4 du plan stratégique pris en compte par le projet

• Avec un financement de 491.967.750 FCFA

• Résultats plus ou moins satisfaisants

L’Ambassadeur de l’UE, chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso (à gauche) Wolfram Vetter, le représentant du Premier président de la Cour des comptes, Justin Jean-Baptiste Bouda (à droite). (Ph: Yva SAMA)

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan stratégique 2019-2023, la Cour des comptes du Burkina Faso a bénéficié de l’accompagnement de l’Union européenne à travers le Projet d’appui au renforcement des capacités de la Cour des comptes (PARC-CC). L’objectif était de renforcer les capacités de contrôle externes des finances publiques. Ce projet étant à son terme, le Comité de revue a tenu sa dernière session marquant la clôture officielle du projet le 12 mai 2022 à Ouagadougou.
La Cour des comptes fait face à d’énormes défis, notamment, sur le plan juridictionnel, non juridictionnel, de l’information et conseil. L’adoption du plan stratégique orienté sur 4 axes devait répondre à ces grands défis. Il s’agit d’abord, du renforcement du cadre juridique, institutionnel et organisationnel de la Cour des comptes.
Ensuite, du renforcement du contrôle juridictionnel et non juridictionnel de la Cour des comptes ainsi que l’amélioration de la diffusion des informations et de la visibilité des actions de la Cour des comptes. Enfin, le renforcement des capacités opérationnelles de la Cour des comptes. L’Union européenne, seule partenaire technique et financier du projet PARC-CC, a pris en charge les trois derniers axes dans son accompagnement.

Photo de famille des membres du comité de pilotage du projet PARC-CC. (Ph: Yva SAMA)

A côté des actions réalisées, se trouve le non-aboutissement du processus de relecture de la loi qui régit la Cour des comptes. Les raisons de ce blocage, selon le représentant du Premier président de la Cour des comptes, président de chambre, Justin Jean-Baptiste Bouda, peuvent être liées aux incompréhensions dans l’interprétation des dispositions, le besoin de réformes incompatibles avec les dispositions constitutionnelles, etc. Pour lui, sans le partenariat avec l’Union européenne, la Cour des comptes ne serait pas à ce niveau d’évolution, au regard de la performance constatée. Tout en saluant l’initiative de l’Union européenne, il a lancé un appel à tous les partenaires techniques et financiers pour solliciter davantage leur accompagnement en vue de financer toutes les actions inscrites dans le plan stratégique 2019-2023 ainsi que celles du plan stratégique à venir. Pour le chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Wolfram Vetter, la Cour des comptes joue un rôle important dans la bonne gouvernance.
Pour ce faire, elle doit être bien équipée sur tous les plans. C’est ce qui justifie le partenariat de l’Union européenne aux côtés du Burkina Faso. Au terme de ce projet, les résultats obtenus sont, selon lui, nettement meilleurs par rapport aux soutiens précédents. Cependant, des efforts restent à faire pour renforcer la performance de cette institution. Le représentant-résident de l’Union européenne a conclu ses propos tout en réitérant l’engagement de l’Union européenne aux côtés du Burkina Faso dans le cadre du nouveau cycle de programmation 2021-2027.o
Flora SANOU (Stagiaire)

 

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Numéro d'édition: 439

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