Marché des titres publics:  la notation financière en monnaie locale expliquée aux journalistes

• Doter les émetteurs d’une note à l’échelle régionale

• Focus sur les avantages procurés par l’union

Le 19 avril 2022, Umoa-Titres a organisé au profit du Réseau des journalistes économiques et financiers qui collabore avec elle, une session de formation sur la notation en monnaie locale des Etats membres de l’UEMOA. La formation en ligne était assurée par les experts de Uemoa-Titres : Oulimata Ndiaye /Diasse et Arouna Sow du département Assistance conseils aux Etats.
Dans l’écosystème du marché des titres publics, on a d’un côté, les émetteurs qui sont les Etats et de l’autre côté, les investisseurs (banques, sociétés d’assurances et de prévoyances, caisses de dépôts, Fonds commun de placements, etc.). Umoa-Titres organise la diffusion de l’information institutionnelle sur les émissions et les résultats des émissions et mène des campagnes de sensibilisation et de communication sur divers supports médiatiques, afin d’étoffer la base investisseurs.
La diffusion d’une information juste, précise et accessible à tous devient un leitmotiv permanent pour l’institution en charge d’organiser le marché des titres publics. De ce fait, une obligation de production d’informations sur la situation économique et financière pèse sur les émetteurs à travers, notamment, des notes de présentation, des calendriers d’émissions ….
A côté de ces supports d’information du marché, s’est développée au niveau mondial, la notation financière internationale, à travers les grandes agences que sont Fitch, standard and Poor’s et Moody’s.
Ces notes étaient indispensables pour les Etats qui veulent lever de dettes en devise étrangère (dollar, euro, rouble…..). Pour Arouna Sow, la notation financière est devenue un outil d’aide à la décision pour les investisseurs. Il la définit comme une « technique pour mesurer la solvabilité d’un Etat ou d’une institution à échéance précise ».
C’est « une opinion » avisée sur les capacités d’un Etat à rembourser sa dette à échéance. Cette démarche a cours désormais dans l’espace UEMOA avec l’arrivée d’agences régionales de notation telles Wara, Bloomfields et AG Rating. Elles ont vocation à noter en monnaie locale (FCFA) les émetteurs du marché financier régional, selon Umoa-Titres : «L’objectif de doter les États membres de l’UEMOA d’une note à l’échelle régionale est lié à la volonté de mettre l’accent sur les spécificités de chaque émetteur au sein de la région et, notamment, sur les avantages procurés par l’Union monétaire ».
Les notes en monnaie locale évaluent la capacité de l’émetteur à faire face à ses obligations de paiement dans sa propre monnaie.
Les notes en devises mesurent la capacité de l’émetteur à faire face à ses obligations de paiement dans une monnaie autre que sa propre monnaie, le dollar américain, l’euro, etc. pour le cas des émetteurs de la zone UEMOA.
Les méthodologies, le processus et la notation mis en œuvre ont été explicités aux hommes de médias. Les deux experts de Umoa-Titres ont expliqué que les investisseurs faisaient attention à certaines informations de la notation pour se décider : s’agit-il d’une notation de long ou court terme ?
La catégorie d’investissement (investment grade ou non investment grade ? C’est dire non spéculation ou spéculatif) ainsi que les perspectives qui s’y rattachent (positive, stable ou négative).
FW

Commentaires
Numéro d'édition: 436

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.